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Yard Act | Ironie du sort

yard act You’re Gonna Need a Little Music James Winstanley

Le groupe anglais Yard Act, mené par James Smith, est de retour vendredi 17 juillet 2026 avec son troisième album You’re Gonna Need a Little Music. Un album pour lequel le band a pris le soin de se poser pour la première fois dans un vrai studio, afin de prendre toute la mesure des perspectives qu’il dévoile dans ses nouveaux titres.

Yard Act est originaire de Leeds, au Royaume-Uni. Le groupe a fait son trou il y a sept ans dans l’univers du post-punk et du rock indé. Son premier album, The Overload, sort en janvier 2022. Il regorge d’histoires ironiques et de clins d’oeil sur le capitalisme et la quête du succès. Mais deux ans plus tard, dans son second opus Where’s My Utopia, le band prend certaines distances avec ces thèmes. Il s’attache alors à décortiquer la notion d’ambition et d’épanouissement.

Selon les dires de James Smith, le leader de Yard Act (auteur et interprète), et ceux du bassiste Ryan Needham, “les meilleurs albums de la plupart des groupes sortent vers le troisième ou le quatrième, quand ils dépassent vraiment leurs influences et trouvent leur propre style.” Needham n’hésite pas à prendre l’exemple de Blur et de son troisième album Parklife pour illustrer son propos. Une chose est sûre : voilà qui donne le ton pour le troisième volet de Yard Act. Ses instigateurs l’ont nommé You’re Gonna Need a Little Music.

Yard Act : sous l’épiderme

Pour ceux qui ont déjà eu l’opportunité d’écouter le nouvel album de Yard Act, ce dernier apparaît comme étant le plus dynamique, le plus énergique et le plus collaboratif. Et pour cause : pour You’re Gonna Need a Little Music, Smith, Shipstone (guitariste) et Russell (batteur) ont, cette fois-ci, mis les petits plats dans les grands. Ils ont trouvé le moyen de tous se retrouver dans leur nouveau studio à Leeds. C’est Russell qui s’est chargé de l’équiper entièrement. Objectif : enregistrer durant cinq mois la moindre parcelle de ses avancées.

Cette approche a fait ressentir à chaque membre une véritable sensation de liberté. Et ce, tout en boostant sa créativité, avant de finaliser la production de l’album à Los Angeles.

Aidé du cynisme emblématique de ses créateurs, You’re Gonna Need a Little Music aborde tour à tour le sens de la vie, le sentiment de se frayer un chemin à coups de poing pour sortir d’une prison que l’on construit soi-même. En outre, il évoque “les réalités multiples et la façon dont l’individualisme nous a amenés, dans le monde moderne, à nous demander s’il existe encore une réalité partagée, car tout le monde croit désormais ce qu’il veut.” Mention spéciale pour le titre Over The Barrel en dernière plage. Nous aussi, on a encore envie d’y croire.


Yard Act : site web | Photo : James Winstanley

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