electrophazz

La capitale des gones fait une fois de plus parler d’elle par le biais de huit artistes faisant vibrer ses veines. Depuis 2007, le collectif lyonnais Electrophazz déchaîne les passions du jazz, du groove et du hip-hop. Et si sa composition a évolué, la puissance de son flow reste la même. Vendredi, il revient avec un nouvel album intitulé Electric City. Plus qu’un nom : une promesse d’ores et déjà tenue qui invite l’auditeur à se laisser manipuler dans tous les sens pour une expérimentation grandeur nature mémorable, sans l’ombre d’un doute.

On peut aisément parler d’un coup de cœur lorsqu’il s’agit d’évoquer Electrophazz. Et le meilleur moyen pour le comprendre, c’est de lancer la première plage du nouvel opus du groupe à paraître vendredi sous le label Re:Wax, sans arrière-pensée. En ne s’attendant à rien, sauf à l’extrême bienveillance de l’inattendu.

Electrophazz a ce charme dissimulant un travail d’une précision infinie dans les perspectives mélodiques de ses auteurs. Il opère à nouveau dans Electric City, deux ans après la sortie non moins remarquée du précédent EP du groupe, Shades of your soul.

Au départ, ils étaient quatre à vouloir marier leur amour commun pour la musique. Le réseau lyonnais de Jam session initie leur rencontre, puis le Conservatoire à Rayonnement Régional de la ville ainsi que l’Ecole Nationale de Musique de Villeurbanne croisent leurs chemins pour les sceller. David Marion, Yann Phayphet, Antoine Viallefont sont toujours aux manettes aujourd’hui et mêlent à leur interprétation du jazz, du groove et du hip-hop les couleurs d’interprètes et de musiciens sachant conjuguer des sonorités rondes et singulières à tous les temps d’une réappropriation rafraîchissante et volontaire.

Le courant qui ne faisait pas que passer

Sur les thématiques poétiques abordées par le rappeur Nassim Bedrane, alias NotaBene, dans les paroles qu’il écrit pour le groupe, les voix de Célia Kameni et de Thaïs Lopes de Pina explorent des contrées chaleureuses dont l’air sait envelopper l’atmosphère de ceux qui les écoutent. Chaque mot résonne avec les références d’Electrophazz. Celles revendiquées à l’instar de Jamiroquai, Lauryn Hill, The Roots. Celles reconnaissables aussi, entre autres N.E.R.D, The Black Eyed Peas, et même le duo français Native, notamment sur le titre en français L’art et la manière.

Mais Electrophazz va plus loin. Electric City devient ainsi une proposition nouvelle dans laquelle les ponctuations électro posent le cadre d’une âme véritable dédiée à la pureté du son, à celle aussi de la sensation. Color the world va dans ce sens tout comme le titre Stronger, mélange de délicatesse et d’un message empreint d’une tonalité américanisée qui confère à Electrophazz une identité qui n’imite pas. Une identité qui s’inscrit dans la continuité. Une identité qui ouvre les fenêtres sur demain.

Pulsations cuivrées et métabolisme structuré

Tim Campanella a rejoint la formation Electrophazz il y a deux ans et demi et réussi à créer le rythme idéal sachant suivre et être suivi, notamment par les saxophones d’Antoine Viallefont et de Jean-Alain dit JA. L’ensemble dévoile des perspectives aux vibrations plurielles laissant le réconfort s’instaurer dans Love is my choice, l’intensité de l’action se propager dans la version remastérisée du single Summer in your eyes.

Soutenu par André Manoukian et son équipe de la Maison des artistes de Chamonix ; révélation All that jazz en 2015 et avec des centaines de donateurs pour financer ses projets de création, de diffusion et de production, Electrophazz a d’ores et déjà amorcé sa belle ascension. « Si fier de vous, de moi, que l’on soit l’art et la manière » : une fierté partagée, made in France through the world.

 



Retrouvez toute l’actualité d’Electrophazz sur la page Facebook dédiée au groupe, ainsi que sur son site officiel.

Crédits photos : Baptiste Philibert

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