EMMA LOUISE

Emma Louise nous revient vendredi avec un second album intitulé Supercry. Divine Emma vêtue de ses étoffes de la peine parcourant les routes sinueuses de notre épiderme. Magique Emma insoumise nous délivrant de nos craintes pour les noyer dans les siennes. L’emprise d’Emma sur le mouvement de nos chairs, l’évaporation des sentiments qui ne vous appartiennent plus pour l’expérience d’une vie plus sereine.

My head is a jungle : tel fut le premier cri d’Emma Louise révélant une virtuosité vocale et d’interprétation hors du monde. Un cri qui fut d’ailleurs repris dans un spot publicitaire made by Yves Saint Laurent puis sur toutes les radios musicales à l’international en se classant directement dans le Top 5 des charts anglais, français et italien.

Une étoile quitte alors la surface de la terre et commence son ascension vers la stratosphère : quelques semaines plus tard sort le premier opus d’Emma Louise, Vs head Vs heart. Il confirme la trajectoire de cette nouvelle lumière et offre une pop alternative enrichie de rayonnements sensitifs presque surnaturels, notamment dans les titres Atlas eyes et Braces.

La voix d’Emma Louise est un souffle d’une pureté rare à la croisée de celles de Lizzy Plapinger de MSMR et de Hannah Reid de London Grammar. Leurs univers d’ailleurs se confondent tant dans l’écriture que dans leurs compositions témoignant de leur volonté ardente de transmettre une sincérité émotionnelle faisant fi des clichés et de la moindre sollicitude.

Une rencontre pour révéler

Originaire d’Australie, Emma Louise a su très tôt révéler son identité en chanson. Dès l’âge de seize ans en fait. Pourtant, l’un de ses principaux ennemis demeura pendant longtemps son manque de confiance en l’autre. Une torture pour celle décrite comme une femme volontaire, avenante, aventureuse. Un supplice qui s’estompa enfin lors de sa rencontre avec l’auteur et producteur belge Pascal Gabriel.

Auprès d’elle, il poursuivit son élan initié quelques années plus tôt avec Dido ou bien encore Goldfrapp. Auprès de lui, elle laissa sa voix intérieure prendre le dessus puis son chant atteindre la lune, avec cette nécessité constante de conserver tout ce qu’elle fut et ce qu’elle devint dans l’écriture de ses textes et l’expression multiforme de ce qui la rattache tant aux gens.

Les crépitements d’une volupté

Résultat : Supercry, un deuxième album aux contours ensorcelant dont les cantilènes s’entortillent autour de notre planète bleue pour l’immerger dans une volupté qui crépite. Talk baby talk sorti il y a trois mois dans cette perspective est déjà devenu un hymne. Le clip nous révèle une Emma Louise transfigurée dont le visage légèrement émacié trahit une part de son innocence envolée au profit d’une projection d’elle-même bien plus assumée.

Quant aux autres titres de Supercry, laissez-vous aller et vivez son écoute comme vous le feriez sans doute en conversant avec une amie de longue date qui vous remercierait d’avoir toujours été là dans les moments difficiles (Grace), qui vous encouragerait à sauter dans le vide de l’inconnu en parlant à ce gars que vous croisez tous les jours sans oser l’approcher (Nowhere).

Mention spéciale pour le titre Shut the Door qui instaure une atmosphère démesurément ressentie, désespérément amoureuse, empreinte de cette élégante provocation de la marquise des sorts qu’incarne aujourd’hui Emma Louise.

 



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