FUTURE GENERATIONS

Avec un premier album éponyme à paraître ce vendredi, le groupe américain Future Generations entame une nouvelle étape dans son parcours musical et marque les esprits par ses sonorités pop-rock et électro accompagnant son émancipation et sa volonté d’éprouver la vie toujours plus librement.

Il paraît que la vérité sort de la bouche des enfants. Mais l’adage avait-il aussi prédit qu’ils pouvaient l’écrire, la composer, la chanter avec tant de réalisme ?

Future Generations est un groupe dont la jeunesse sait ouvrir des portes. Sa création remonte aux années universitaires de ses quatre membres, passées au sein de la très respectueuse Fordham University de New-York située dans le Bronx.

De l’héritage catholique considéré par une majorité des élèves comme l’un des plus grands atouts de l’établissement, Future Generations a conservé la dynamique pieuse pour mener à bien ses changements pour le monde. Des perspectives louables en ces temps profondément troublés, de quoi se laisser convaincre et tourner les talons à la morosité ambiante.

Autour d’Eddie poussant la chansonnette à la manière d’une Dougy Mandagi ou d’un Brian Molko – c’est d’ailleurs parfois assez troublant – Eric, Dylan et Devon accomplissent leur office, jouant des cordes et des coudes pour sculpter le monde de l’avenir rythmé entre autres par les effets d’un DJ Midi succombant lui aussi à l’appel du grand large, celui de demain.

Simuler pour suggérer

On retrouve dans ce premier opus deux des titres ayant fait le succès du premier EP de Future Generations, Polysun, sorti il y a deux ans : Stars, un morceau incroyablement stimulant résonnant avec certaines compositions de MGMT et de Half Moon Run. Mais aussi le titre This place we go, axant sa dramaturgie vocale sur les échos instrumentaux simulant l’introspection et vantant en réalité le temps de l’action.

Mention spéciale pour le titre Coast, le seul qu’Eddie écrivit sans le reste du groupe et grâce à la seule impulsion d’une certaine Sarah Silva, auteure devenue la muse d’Eddie insufflant des émotions que lui-même ne pensait pas pouvoir extérioriser.

Expier pour réinventer

Quoiqu’il en soit, si l’on perçoit ses éclairs générant une transmutation d’un genre inédit dans Thunder in the city, l’orage Future Generations demeure celui de l’expiation bien plus que la menace d’une catastrophe imminente. À moins que la réinvention d’un système ne soit perçue comme telle…

 



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