HALEY BONAR

Impossible dream est le nouvel album de l’Américaine Haley Bonar à paraître vendredi. Un sixième opus pour l’experte en storytelling qui a décidé de raconter cette fois-ci non pas une, mais dix histoires connectées à ses souvenirs et aux ambitions de ses vingt ans. Ainsi initie-t-elle un virage tout en douceur pour la poursuite de son parcours artistique et musical. Ainsi réussit-elle à confier les clefs de son royaume à son public, libre plus que jamais d’y reconnaître et d’y ajouter sa marque.

À seulement trente-trois ans, Haley Bonar fête déjà cette année ses quinze ans de carrière. Après un premier album sorti en catimini en 2001 et désormais introuvable sur le web, c’est le label Chairkickers Union Music qui l’accompagne en 2002 pour le lancement de son premier album plus officiel The size of planets. Son titre phare Am I allowed donne le ton et révèle une musique country folk à l’état brut : Haley Bonar acquiert un premier public et certains retours très favorables de la presse.

Symbiose avec tout autour

Mais c’est en 2009 que tout se joue pour elle avec la sortie de son troisième album Big star. La country et la folk sont toujours là, mais la voix de Haley Bonar offre une intensité empreinte de gravité tout autant que ses textes. Sa maturité se fait jour et transgresse l’innocence au profit d’une toute nouvelle insolence qui confère à ses chansons des rondeurs parfois antagonistes. Avec malgré tout une volonté de trouver une certaine cohérence dans ses objectifs et son message comme c’est le cas dans ses titres Arms of harm et Better half.

Il y a deux ans, elle expérimente un son plus pop à travers son cinquième opus Last war dont le titre album enchante par cette voix ténue portée par des drums inquisiteurs et des grattes électriques en furie. Haley Bonar en a sous la semelle et elle le prouve sans ostentation : sans doute son projet musical Gramma’s Boyfriend y est pour quelque chose. Le pas désormais décidé de l’artiste se mêle à celui d’une femme en quête de la puissance naturelle du monde et d’une connivence sans artifice avec celui qui saura la comprendre. No sensitive man, juste un homme.

Don du vous

Haley Bonar vit aujourd’hui avec sa fille Clementine à Saint-Paul dans le Minnesota. Elle semble avoir trouvé son équilibre si l’on en juge les deux premiers titres de son nouvel album studio Impossible dream qui sortira vendredi. I can change, se targue-t-elle, dans cette atmosphère acoustique vibrante et cet élan sans peur et sans reproche. Une alchimie rappelant celles de Lykke Li et d’Anna Calvi, confirmée par la sortie le mois dernier du clip de son second single Kismet Kill illustrant les conséquences des rêves de princesse trop persistants.

« Ce que j’écris est porté par mes propres souvenirs, mes propres idées qui ne sont plus les miens une fois qu’ils sont partagés avec le monde. L’interprétation de ces histoires vous appartient désormais, tout autant que les histoires elles-mêmes » : et vous, quelle suite souhaiteriez-vous leur donner ?

 



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