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Dans le Théâtre de Verdure du Festival de Robion, Inna Modja fait son entrée telle une reine vêtue du crépuscule d’un soir pas comme les autres. Les applaudissements sont les pétales posés sur son chemin vers ses premières notes qu’elle entonne comme une prière. Dans sa bulle préservant ses rêves et son équilibre, elle partage les violences et les espoirs d’un monde en proie à ses confusions. Le silence est d’or jusqu’aux premiers pas de danse de la foule. Une communion des sens offerte au cœur d’une femme gouvernée par l’évidence de la cause humaine.

Inna Modja, bonjour, et merci d’avoir accepté cette interview juste avant de te produire tout à l’heure sur la scène du Festival de Robion qui fête cette année ses vingt ans. Connaissais-tu cet évènement et la ville ?

Merci également à Skriber ! Je ne connaissais pas ce coin même si j’avais déjà pu découvrir un peu le Luberon. C’est la première fois que je viens à Robion, et je suis très heureuse d’être là pour le grand anniversaire du festival.

Depuis la sortie en 2009 de ton premier album Everyday is a new world et le succès de ton titre Mister H, tu as marqué l’univers de la musique d’une empreinte artistique faisant rimer mélanges et échanges. Ton deuxième album Love revolution sorti en 2011 a confirmé ces perspectives : au-delà du succès fou de tes morceaux French Cancan et La Fille du Lido, cet opus t’a également permis de consolider les rangs de tes fans et de renforcer la portée de ta voix, au-delà même de tes chansons. Dans ce sens, tu as participé au Téléthon puis au single Je reprends ma route au profit de l’association Les Voix de l’enfant que tu soutiens depuis 2011 ; tu as dénoncé l’excision et partagé ton expérience devant l’ONU en février ; tu as inauguré le 8 juillet dernier la Maison de la femme à Saint-Denis, et tu reviens du Festival des Nuits d’Afrique de Montréal.

Oui, j’ai énormément apprécié cet évènement. C’était vraiment super ! J’adore le Québec. Les Canadiens sont vraiment chaleureux, très amateurs de musique. Nous avons fêté les trente ans des Nuits d’Afrique puis nous sommes allés au festival d’été. Et me retrouver ici à Robion me permet de rester dans un cadre un peu rêveur.

inna modja live

Tout comme au Québec, tu vas interpréter ce soir les chansons de ton dernier album sorti l’année dernière, Motel Bamako. Un album traitant notamment de la guerre sévissant au Mali depuis 2012, ton pays d’origine. J’ai lu que c’était ta maman qui t’avait donné le surnom peul de Modja, signifiant « mauvais », lorsque tu étais encore enfant : penserait-elle aujourd’hui que tu l’es encore ?

À 100% ! (rires) Nous sommes très taquins dans ma famille. Il s’agit d’un surnom très affectueux de la part de ma maman, dont la définition exacte est « chipie ». En fait, je suis hyperactive depuis que je suis toute petite. Je suis la sixième d’une fratrie de sept enfants et j’ai toujours été un peu ingérable. En même temps, cette hyperactivité et le caractère que j’ai m’ont permis de me dépasser pour faire ce que je fais aujourd’hui. J’ai grandi au sein d’une famille digne et aimante, avec un père qui est l’homme le plus dévoué que je connaisse à la cause des femmes, ne serait-ce que par toutes celles qu’il avait autour de lui à la maison. Quant à ma mère, elle sait autant faire preuve d’une grande douceur que d’une personnalité volontaire et bien trempée. Ma sensibilisation très jeune à l’humanitaire vient d’eux. Ma mère était d’ailleurs responsable d’une ONG qui apprenait à lire et à écrire aux jeunes femmes venant des campagnes pour être domestiques chez les familles fortunées de Bamako. C’était important pour ma mère de donner à ces femmes les outils qui leur permettraient de faire d’autres tâches que celles subalternes auxquelles elles étaient vouées. Mon père quant à lui était diplomate et représentait le Mali à l’étranger : il nous a très tôt inculqué le partage.

Tombouctou est située au Nord-est de Bamako, la capitale malienne. Elle est surnommée la ville aux 333 saints. Tombouctou est également le titre de l’une des chansons phares de ton troisième album : Motel Bamako. Tu l’interprètes en bambara, la langue officielle du Mali. Elle évoque la prise de Tombouctou et de plusieurs autres territoires et cités du Mali par des groupes armés salafistes djihadistes et indépendantistes pro-Azawad. Tombouctou fut l’une des premières villes reprises par la coalition formée par la France et les pays de la CEDEAO dans le cadre de l’opération Serval. Les forces djihadistes ont reculé mais les guérillas et les attentats se sont multipliés. Et ce, malgré les accords d’Alger du 15 mai et du 20 juin 2015. Es-tu retournée récemment au Mali ? Quel est le climat actuel régnant au sein de la population ?

J’étais à Bamako le mois dernier. J’y retourne régulièrement lorsque je ne suis pas en tournée. Ça fait longtemps en revanche que je ne suis pas allée à Tombouctou car la ville n’est pas très safe en ce moment. Je devais y aller en décembre 2015 mais j’ai dû annuler mon séjour suite aux attentats ayant eu lieu à Bamako un mois avant. C’est pour ça que j’ai eu le besoin d’écrire cette chanson. Ma famille est originaire du Nord du Mali et cette région est actuellement laissée à l’abandon. Il s’y passe des choses terribles entre la crise humanitaire, les djihadistes, les indépendantistes. D’ailleurs, depuis quelques jours, des affrontements ont commencé et opposent deux tribus touaregs. Mes origines sont là-bas, c’est atroce de voir ça. On ignore quand la paix reviendra. Il y a des zones du Mali où l’on ne peut plus s’aventurer librement. Et j’avais envie de parler de ça dans ma chanson Tombouctou, une cité mythique considérée comme l’autre bout du monde lorsqu’on pensait encore que la terre n’était pas ronde. Mais c’est aussi une ville dans laquelle habitent de nombreuses personnes. Une ville de savoir connue pour ses universités. Une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, saccagée puis rénovée par cette organisation internationale.

“Fanatisme, totalitarisme, dictature : ces terroristes sont des assassins se cachant derrière la religion pour tenter de donner une noblesse à leurs actions, pour justifier leur soif de sang et de pouvoir”

 

Dans certaines séquences du clip de ta chanson Tombouctou, tu portes un T-shirt représentant Thomas Sankara, qui mena la révolution burkinabé en août 1983 avant de se faire assassiné. Avant sa mort, il initia de nombreuses réformes afin de combattre la corruption et d’améliorer entre autres l’éducation et le statut des femmes. Selon toi, l’homme providentiel existe-t-il en réalité ?

Providentiel, non. Mais il existe des gens engagés comme Thomas Sankara l’était. Sans doute ont-ils peur de se faire tuer tout comme lui. Car Thomas Sankara est mort à cause de sa volonté de changer l’Afrique pour qu’elle soit plus affirmée, plus indépendante, plus forte. Il ne faut pas forcément être un homme politique pour vouloir le bien de l’Afrique. Thomas Sankara ne faisait pas de politique. Il souhaitait faire des réformes justes relatives à des thèmes fondamentaux : qu’en est-il aujourd’hui plusieurs décennies après son assassinat ? Thomas Sankara dérange toujours. Ce qu’il disait dépassait les beaux discours des dirigeants, que j’évoque aussi dans mon titre Speeches que j’ai interprété avec Oxmo Puccino. Ce qu’il disait est toujours d’actualité. Il fut pour moi comme un Che Guevara africain.

Quel est le véritable poids de la démocratie s’exprimant dans les urnes si rien ne change ou si les choses changent si lentement ?

Les choses changent lentement en effet, mais c’est absolument partout comme ça ! Nous vivons dans un monde qui commence à faire peur. Il y a une réelle nécessité à ce que chacun s’engage à son niveau. Pas forcément en s’engageant politiquement, pas forcément non plus en s’engageant sur le terrain. Mais en ayant une conscience : celle qu’on peut changer les choses. À commencer par soi-même. C’est très important à la vue des extrêmes qui se manifestent et qui se combattent sous nos yeux. Pour des différences de religions, d’opinions, de façons de vivre, on voit des gens prêts à nous tuer. C’est choquant et cela révèle un bond en arrière énorme. C’est donc à nous de faire changer les choses, à nous d’éduquer nos enfants.

Le clip de Tombouctou a été tourné dans les studios de Malik Sidibé surnommé « l’œil de Bamako ». Il fut un photographe reconnu à l’international pour ses travaux sur la jeunesse de Bamako et ses portraits. Il obtint notamment un prix au World Press photo de 2009. Malik Sidibé nous a quittés en avril dernier à l’âge de 80 ans. Que t’inspirent l’homme et l’artiste qu’il fut ?

Malik Sidibé eut également un Lion d’or à Venise et le Prix de la Photographie à New-York. Je le connaissais depuis que j’étais enfant : je devais avoir trois ans lorsqu’il fit la première photo de moi. Il avait également photographié mes parents dans les années 60 lorsqu’ils avaient l’âge que j’ai aujourd’hui. J’adorais aller dans son studio, je me sentais important à l’idée qu’il allait m’immortaliser. Il a été le témoin de plusieurs générations de Maliens, mais aussi celui de l’histoire politique et culturelle du Mali. Artistiquement, son travail est impressionnant. Il avait sa touche à lui, celle qui le distinguait de tous les autres, celle qui faisait que son nom n’appartenait qu’à lui et qu’il ne pouvait être comparé à d’autres.

inna modja motel bamako

« La guerre sans fin vient de débuter. On refuse de s’asseoir, contemplatifs, en fermant nos gueules, et laisser notre pays aux mains de ces intrus qui disent vouloir conquérir le Nord, le Sud, notre âme » : il s’agit d’un premier extrait des paroles de ta chanson Tombouctou dont j’ai trouvé la traduction sur ta page Facebook©. Selon toi, quel est le prix de la paix, notamment au Mali ?

Les gens ne devraient pas avoir à fuir à cause de la peur. Quand on voit le nombre de réfugiés, venant du nord du pays, qui ont du s’exiler en Mauritanie, au Niger, ou dans la région de Bamako dans le sud ; qui ont tout perdu jusqu’à la vie, on donnerait tout pour que la paix revienne au Mali. Il faut qu’elle revienne ! Malheureusement, il s’agit d’une guerre sans fin. Le djihadisme touche aujourd’hui le monde entier.

« Les hyènes sont entrées dans nos foyers et n’auront pas de pitié pour nous. Le Peuple commence à se rebeller, il ne veut pas côtoyer ces intrus qui disent vouloir détruire nos Pères, nos Mères, notre liberté d’expression » : il s’agit du second extrait de ta chanson Tombouctou que je souhaitais partagé avec toi. Car il y a un peu plus d’une semaine, la France a une fois de plus été victime d’un attentat meurtrier à Nice faisant plusieurs dizaines de morts dont plusieurs enfants. En tout, c’est plus de 250 innocents qui ont succombé en France aux attaques terroristes depuis début 2015. Sans parler de tous les autres morts en Belgique, en Turquie, aux États-Unis, en Afrique… Dans ces tueries guidées par le fanatisme et le totalitarisme, à qui incombe selon toi la responsabilité des profonds manquements quant à la protection des populations désarmées ?

Aucune religion ne prône de tuer des gens. Fanatisme, totalitarisme, dictature : ces terroristes sont des assassins se cachant derrière la religion pour tenter de donner une noblesse à leurs actions, pour justifier leur soif de sang et de pouvoir. Ce sont des hyènes : personnellement, je ne vois pas d’autre mot. J’ignore quelle est la solution qui permettrait d’éradiquer définitivement ce mal. Il est clair qu’aucun gouvernement n’arrive à l’heure actuelle à gérer cette situation, tout du moins complètement. Et c’est bien là l’objectif du terrorisme : faire en sorte que tout le monde ait peur tout le temps, partout. Cela s’amplifie depuis la destruction des tours du World Trade Center en 2001 : Paris, à deux reprises, Bruxelles, Orlando, Istanbul, le Mali… Tous les pays sont touchés. Cela peut arriver n’importe quand, n’importe où. À Nice, les gens rentraient après avoir vu les feux d’artifice magnifiques célébrant le 14 juillet avant de se faire rouler dessus ! C’est innommable. Certains gamins partant en Syrie ne pratiquent aucune religion, même pas l’Islam. Quelles valeurs ont-ils appris au sein de leur famille ? L’éducation parentale et celle des institutions sont fondamentales pour enseigner aux enfants le respect, le partage, la tolérance, c’est ce que je disais déjà tout à l’heure. Quant aux responsables, il s’agit de nous tous. Nous devons unir nos forces et prendre ensemble nos responsabilités. Notamment pour contrer certains discours politiciens montrant du doigt et cherchant constamment à diviser.

Et que penses-tu de ces autres discours politiciens affirmant qu’il va falloir que les populations apprennent à vivre avec le terrorisme ? Penses-tu que cela soit acceptable d’entendre ce genre de choses ?

Bien sûr que non, ce n’est pas acceptable non plus. Que doit-on faire alors ? Déjà, on commence par sécuriser les endroits autant qu’on peut. On fait en sorte de lutter contre les minorités extrémistes de toute nature et que la grande majorité que nous sommes se serre les coudes pour combattre avec l’éducation, la culture, la tolérance, le partage.

Un grand nombre de gens se rassemblent déjà autour de ces valeurs lors de ces moments tragiques. Cependant, la colère est plus perceptible qu’avant en France depuis les attentats de Nice. Elle est liée à la douleur des victimes, des familles, de la population, ainsi qu’à leur incompréhension face au refus des hommes politiques de tous bords d’assumer leurs responsabilités. Qu’en penses-tu ?

Ce qui s’est produit une fois de plus à Nice est une horreur. Mais en tant qu’artiste, quelle solution, quelle leçon pourrais-je donner ? À part le dire et inciter les gens dans mes chansons à se rassembler, à se responsabiliser, que puis-je faire d’autre en tant qu’artiste ? Nous ne comptons plus nos morts au Mali tant ils sont de plus en plus nombreux. Nous ne comptons plus ceux qui choisissent de fuir. Et c’est profondément triste de voir que la situation est la même ici en France. Nous vivons dans un monde où la liberté est fondamentale et où elle est malgré tout de plus en plus menacée. Dans le Nord du Mali, la liberté n’existe même plus : ils marchent dessus.

inna modja onu

Tu es intervenue le 8 février dernier devant l’ONU pour évoquer la problématique mondiale de l’excision. Tu fus toi-même excisée à l’instar de tes quatre sœurs et à l’insu de tes parents quand tu avais cinq ans. Tu bénéficias d’une chirurgie réparatrice à l’âge de 22 ans. L’excision des petites filles est souvent connectée à des croyances et/ou des traditions très ancrées et jusqu’au-boutistes. Elle affecte des enfants innocents terrorisés. Elle est mortelle. Devant l’ONU, tu as déclaré que « la discussion et l’éducation sont les clés du changement ». Crois-tu que ces seules clés puissent être les remèdes à ces actes que l’on pourrait qualifier à juste titre de barbaries ?

J’avais quatre ans et demi, j’habitais à l’époque au Ghana. J’étais partie en vacances avec ma mère et mon petit frère lorsque je fus excisée à l’insu de ma mère. Ça arrive encore tous les jours, partout, même en Europe. En Afrique de l’Est, en plus de l’excision, d’autres pratiques telles que l’infibulation existent. Elles sont encore plus atroces. C’était important pour moi de m’engager et de militer contre l’excision, ne serait-ce qu’au nom des plus de 200 millions de jeunes filles qui en ont été victimes. La prévention, la sensibilisation, autrement dit, en parler simplement avec les gens, les éduquer sur les conséquences tragiques de l’excision sur le corps et le mental des femmes, sur la fertilité, sur la sexualité, sur la grossesse, sur l’accouchement, sur la santé : telles sont les méthodes que je considère en effet comme les plus probantes pour lutter contre l’excision. Les gens ne se rendent pas compte de sa gravité du fait que les traditions soient ancestrales. Les menacer d’emprisonnement n’y changera rien : il faut leur expliquer pour qu’ils réfléchissent et qu’ils comprennent pourquoi ils ne doivent plus avoir recours à de telles pratiques.

Penses-tu que l’objectif de l’ONU d’une éradication complète de l’excision à l’horizon 2030 soit tenable lorsque plus de la moitié des petites filles sont encore à l’heure actuelle excisées en Gambie, en Mauritanie et en Indonésie ?

En Gambie, le gouvernement est actuellement en train de mettre en place des lois ainsi que des campagnes de prévention pour lutter contre l’excision. Son éradication complète d’ici 2030 est faisable dans tous les pays si tous les gouvernements de tous les pays du monde s’engagent à faire une vraie campagne de sensibilisation et un vrai travail sur le terrain. Il faut en parallèle soutenir les ONG, les associations, il faut que chacun d’entre nous s’implique vraiment. De cette manière-là, le problème sera géré globalement et pourra faire disparaître l’excision d’ici quinze ans. Dans le cas contraire, l’excision perdurera pendant des siècles. Il s’agit bel et bien d’un combat.

Ma dernière question est en rapport avec ton titre Forgive yourself, qui m’a également profondément bouleversé. Pour être franc, lors de la sortie de Motel Bamako, j’attendais un titre comme celui-ci parmi tes nouvelles chansons. Un titre qui résonnerait comme une pause dans toutes les chansons que tu as interprétées depuis tes débuts. En l’occurrence, une pause intimiste évoquant les ténèbres que chacun a en lui. Inna, y-a-t-il encore aujourd’hui des choses que tu souhaiterais te pardonner à toi-même ?

Oui, et tous les jours ! C’est un travail sur soi de longue haleine. Être introspectif, prendre soin de soi : voilà bien une décision qui se prend tous les jours. Il est bon de faire de son mieux sans dramatiser ce qu’on n’a pas fait comme on l’avait souhaité au départ. Comme en amour, rien n’est acquis. Nourrir constamment le fait de savoir se pardonner est essentiel car beaucoup de gens se montrent bien plus indulgents vis-à-vis des autres qu’envers eux-mêmes. L’amour commence par soi-même : si l’on est incapable de s’aimer, de se pardonner, de bien se traiter, comment pourrait-il en être autrement avec les gens ? Personnellement, je me considère un peu comme une maison avec plein d’énergies différentes. Je n’efface pas ma dureté car c’est elle qui me booste au quotidien. Néanmoins, lorsque je suis trop dure avec moi-même, je ressens le besoin de doser les choses pour retrouver mon équilibre. Que ce soit pour nos parts les plus sombres que pour celles plus solaires, il faut tendre vers cet équilibre en permanence. Je pratique le yoga, la méditation, car cela me permet de retrouver l’harmonie dans ce mouvement perpétuel et parfois stressant de la vie. Car oui, il faut prendre le temps de souffler, de s’aménager ces pauses indispensables pour le physique, l’esprit. Pour profiter de nos petits succès, pour comprendre nos erreurs aussi et ne par les réitérer. Pour faire mieux la prochaine fois.

Merci énormément Inna pour cet échange. Je rappelle que ton troisième album, Motel Bamako, est en vente depuis octobre 2015. Et on retrouve toute ton actualité sur ton site officiel. À très bientôt Inna !