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Sa signature vocale et sa nostalgie de charme ont fait de lui l’un des artistes les plus innovants en matière de réappropriation des thématiques actuelles à la sauce d’une autre époque. James Vincent McMorrow revient aujourd’hui avec un troisième album intitulé We move. Usant un peu plus encore des sonorités électro introduites dans Post Tropical en 2014, ce nouvel opus est la révélation d’une constance défiant toutes les lois de la gravité.

Pour chaque artiste qui a retourné notre cœur, il y a cette rencontre autour d’une première de ses chansons. This old dark machine fut celle qui me fit embrasser la cause de l’Irlandais James Vincent McMorrow ainsi que son univers tout entier.

Il faut bien avouer que cet auteur, compositeur, et interprète a de solides arguments pour nous retenir, le plus évident d’entre eux étant sa voix. Ce filet coule entre les roches des souvenirs les plus enfouis. Sa tessiture lui permet de se frayer un chemin au-delà du centre du monde, évolution plutôt logique pour un don tombé du ciel tel que celui-ci.

Dès son premier album Early in the morning, sorti en 2011 en France après plusieurs jours d’écriture, de composition, et d’arrangements alone dans une chambre face à la mer, James Vincent McMorrow a su saisir la clé de son succès inévitable : la maîtrise totale de son organe. Usant des stratagèmes vocaux avec parcimonie pour dessiner sans effort d’époustouflantes harmonies, son objectif est de raconter la moindre particule dans un sourire libre de demeurer imperceptible ou d’illuminer une journée entière.

Instrument de sa propre voix

James Vincent McMorrow est un gars ignorant les étiquettes, les codes. N’allez surtout pas lui dire que sa musique appartient à tel genre ou à tel autre : elle ne lui appartient même pas. Ce serait d’ailleurs plutôt elle qui se servirait de lui, selon ses propres termes. Un constat qui se vérifia en 2014 avec la sortie de Post tropical, son deuxième enfant né dans une ferme à un kilomètre de la frontière mexicaine. Des cris toujours plus aigus se métamorphosant en chants astraux : Cavalier, Red dust, ou bien encore Look out. Il faut l’écouter pour le croire tant la baguette du spectre vocale de James Vincent McMorrow sait intimer le nord aux instruments et aux notes loopées et myst-rythmées.

Émotions en mouvement

Au port, les pêcheurs s’activent pour déverser le fruit de leur labeur puis repartir au large : les prières de leurs épouses sont celles choisies pour illustrer le clip de Rising water, le premier single du troisième album de James Vincent McMorrow, We move. Elles épousent les danses narrant sur le sable l’histoire d’un nouveau tube pénétrant.

Loin d’être le seul si l’on considère en toute simplicité le second morceau Get low, tiré lui aussi de ce troisième petit bijou. Ardeurs ouatées et électro lovée au programme, confirmant la direction atmosphérique prise pour We move au détail près. Y compris dans le titre de l’album semblant avoir été corrigé pour suggérer…

L’écoute de Killer Whales pourrait vous aider à le deviner.

 


James Vincent McMorrow  sera en concert unique à Paris à l’Élysée Montmartre le 18 octobre prochain. Retrouvez toutes les infos complémentaires sur son site officiel.