lewis watson

Il en a fait du chemin depuis sa cover de Swansea de Bombay Bicycle Club. C’était en 2010. À « l’époque », il se faisait encore appeler HolyLoowis sur YouTube pour éviter d’attirer l’attention de ses petits camarades. Sept ans plus tard, le voici de retour avec un second album intitulé Midnight, à paraître demain sous le label Cooking Vinyl. Et ce que vous entendrez risque de vous plaire.

C’est à Bicester au Nord-Ouest de Londres que Lewis Watson fait ses premiers pas et vit ses toutes premières fois, notamment face caméra dans sa chambre, accompagné de sa guitare dont il rêva tant et dont il ne se détacha plus une fois qu’elle lui fut offerte. Le petit prodige a les doigts qui le démangent, et ce, jusque tard dans la nuit. Il décide finalement de se filmer en train de reprendre ses artistes et groupes préférés.

Les internautes sont au rendez-vous et gonflent les voiles de Lewis Watson, tout comme le nombre de vues sur YouTube. Deux ans plus tard, il s’exprime à travers ses premiers textes et sort son EP de chansons originales intitulé It’s got four sad songs in it, btw.

What about today ? À croire que Lewis Watson a le don de prémonition en plus de celui de la musique. Le morceau écrit et composé il y a déjà cinq ans répond à ceux de son second opus Midnight dont la sortie est prévue demain. L’univers pop-folk de celui-ci s’inscrit dans la continuité des précédentes chansons de Lewis Watson, en tentant malgré tout de retranscrire fidèlement l’introspection évolutive du jeune homme, tant dans sa perception du monde que dans sa démarche de création.

Résultat : Midnight devient la fin de cette journée commencée en 2014 avec son premier album The Morning. Autant dire que les connexions temporelles entre les deux disques dessinent les contours du sens profond de la cohésion de Lewis Watson, avec toujours en arrière-plan cette fenêtre ouverte sur un clair-obscur mutant en un véritable terrain de jeu pour le vagabondage de nos sentiments.

Chercher la lumière

Maybe we’re home, peut-être pas. Lewis Watson tâtonne dans la nuit de cette maison qu’il semblait pourtant connaître quelques minutes avant. La cécité est un risque, le risque, une aventure. Le cœur s’emballe, se calme puis repart de plus belle. Le jeu en valait la peine, ou plutôt, la chandelle.

Little light dresse le portrait du second souffle sur fond sonore à la Coldplay (aux débuts du groupe). Le piano fait sa petite apparition comme pour incarner la maturité, la fin temporaire des doutes et des inquiétudes jusqu’à ce que les éléments se déchaînent à nouveau. When the water meets the mountains. Lorsque l’homme en devenir croise l’emprise que la nature gardera sur toutes ses ambitions éphémères.

La nuit passée, un nouveau jour commence

Hello, Hello : le chemin se poursuit et attend ton sourire. La guitare se fait plus tranquille pour laisser le corps s’étirer, l’esprit reprendre toute son envergure. Dans le secret d’un amour qui s’unit aux premiers rayons du soleil, les heures courent déjà trop vite. Peu importe, Run, à ton tour !

L’idée n’est pas tant de les rattraper. Vaine entreprise. L’idée est de leur laisser le temps, tout autant qu’à chacun, pour qu’elles vous apprivoisent. Pour que vous en fassiez de même. Au bord de ce lac et face à la montagne de l’autre côté de la rive, témoin d’une petite histoire qui pourrait devenir celle d’une vie.

Dans les bras de la compositrice et interprète anglaise Lucy Rose, Lewis Watson s’égare et l’étreint à son tour. Le sommeil de Slumber n’est pas l’épuisement. Il est une invitation pour faire des songes des réalités du quotidien. Un chemin vers un nouvel eldorado sensoriel, dans la simplicité dénudée des espoirs de jadis.

 



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