overcoats

Quand deux filles de l’Université Wesleyenne du Connecticut se rencontrent et fusionnent leur appétit musical, cela donne le duo Overcoats, aux frontières d’une pop-électro irréelle, à l’orée d’un son folk profondément revisité. Entre sacerdoce et exutoire, les créations d’Overcoats explorent des continents perdus de vue et livrent une jolie confidence dans un premier album intitulé Young qui sort aujourd’hui.

« Écrire ensemble fut une chose tellement bienfaisante pour nous : voilà pourquoi nous avons décidé de poursuivre dans cette voie ». Une voie commune qui se traduit aujourd’hui par des chants à l’unisson au service de compositions rafraîchissantes et inspirées.

Overcoats : retenez bien le nom de leur duo. Plus qu’un duo d’ailleurs : une véritable entité apte à transcrire tous leurs maux intimes et amoureux. Un pardessus les préservant du froid de l’extérieur, des craintes et d’un monde incertain. C’est d’ailleurs dans ce sens que JJ Mitchell et Hana Elion finirent par choisir leur nom de scène.

« Nous voulions que notre nom devienne cette couche protectrice de la musique, quelque chose de mystérieux, presque masculin, qui ne permettrait à personne de savoir à l’avance ce qu’il serait sur le point d’entendre. Qui surprendrait chacun à travers l’écoute de deux femmes chantant des paroles extrêmement vulnérables ».

Déboires à entrevoir

Depuis la sortie de son premier single Cherry Wine en décembre 2016, Overcoats a poursuivi sa quête d’un son s’inscrivant dans la continuité de références musicales allant de Jess Glynne à Rihanna, en passant par Sam Gellaitry et Hinds.

Pourtant, on perçoit dans la démarche d’Overcoats une volonté de mouvement et de changement doublée d’un désir insatiable d’unité et d’identité. Si le titre Father ouvrant le premier opus du duo, Young, tire son essence d’harmonies très aériennes nous égarant dans les vapeurs d’une prière contemporaine, la fluidité électro de la plage suivante, Smaller than my mother, incorpore une louange qui imprègne les moindres pans de notre subconscient.

Overcoats sait nous prendre et s’éprendre, pour ne plus jamais nous lâcher.

Polyphonies 3.0

Ainsi, le minimalisme des compositions sublime les canons de JJ Mitchell et de Hana Elion qui, s’ils ne sont pas étrangers à ceux de la beauté, tendent néanmoins à privilégier les ressentis et les introspections des deux femmes.

Résultat : Overcoats se distingue sans effort des autres duos et groupements vocaux internationaux. L’âme de certains morceaux s’incruste complètement et définitivement, à l’instar de celle de Leave the light on, une pure trouvaille qui va jusqu’à oser le clin d’œil aux années 90 en usant d’un effet saxo façon Ace of Base.

Dans The Fog de New York City, ville dans laquelle le duo Overcoats a élu domicile, la contemplation de la liberté devient son expérimentation la plus exacerbée. Et même si cet autre manque aux deux femmes plus qu’il ne devrait dans Walk on, c’est pour se confronter au quotidien et à ses forces invisibles confiées dans Siren. Entendez son appel, appréhendez le leur : le saut dans le vide onirique n’est pas loin pour peu que l’on sache initier sa transmutation en réalités pérennes pour demain.

 



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