ROOSEVELT

Il arrive vendredi prochain avec son tout premier album studio portant sobrement son nom de scène : Marius Lauber alias Roosevelt, un petit malin originaire de Cologne, surfe sur une pop-électro destinée comme il le rappelle souvent lui-même « à ceux qui ne dansent pas ». Par crainte, par manque d’envie, par lassitude, par posture… À quoi bon le savoir à l’écoute de ces sonorités so fresh, so summertime !

Vingt-six ans seulement et déjà une folie des grandeurs qu’on perçoit comme complètement maîtrisée par Roosevelt. Ses désirs d’ailleurs et d’autres choses le guident dans des choix de carrière précoces, à l’instar de sa collaboration avec le label londonien Greco-Roman qui produit son premier EP Elliot en août 2013.

La critique est au rendez-vous tout comme le public. On retrouve donc Roosevelt pour les premières parties de Hot Chip et de Crystal Fighters. Les concerts s’enchaînent. Les remix aussi, ceux du groupe Glass Animals pour ne citer que lui. Comme si cela ne lui suffisait pas, Roosevelt se produit en parallèle en tant que DJ à Londres, à Berlin, et participe sur le web à des projets innovants tels que Boiler Room.

Les échos summer

Il aura donc fallu attendre trois ans pour que Roosevelt sorte son premier album studio éponyme. Un opus qui développe et diffuse un son coulant, léger, qui donne envie de se bouger, que l’on soit sur la piste ou au bureau à peaufiner les derniers détails d’un travail à rendre dans les deux minutes qui suivent.

C’est typiquement le cas de Night Moves qui, même s’il est un morceau fourni avec la boule à facettes, décrit l’ampleur de l’urgence multiforme que Roosevelt souhaitait y intégrer.

On ne manquera pas non plus le single Colours dont les remix sont déjà sortis début juin. Étonnant de concevoir les choses dans cet ordre d’ailleurs, sachant que la version album est la meilleure…

Les symétries d’ailleurs

Enfin, petit clin d’œil au passé avec le titre Sea que l’on retrouve avec toujours le même plaisir sur l’album. J’aurais personnellement parié sur l’ajout des remix des chansons Elliot et Around you, présentes elles aussi sur l’EP de Roosevelt en 2013. Tant pis, il faudra attendre son premier best of qui ne manquera pas d’exister d’ici les prochaines années après la sortie de son sixième album le 19 août 2034.

Souvenez-vous de la bonne vieille règle de trois : associée au nombre d’or, nul doute que la géométrie instrumentale de Roosevelt lui permettra de tracer son petit bout de chemin et de réinventer l’émulation des corps et des esprits qu’elle a d’ores et déjà su captiver.

 



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