
La songwriter française Aure nous revient vendredi 20 mars 2026 avec son tout premier album printemps, à paraître chez MayWay Records. Elle y dévoile une poésie polyglotte sachant faire vibrer les cordes d’une sensibilité plurielle. En outre, elle y diffuse certaines de ses influences majeures qu’elle s’approprie infiniment pour dessiner les contours d’un monde dans lequel on prend plaisir à s’égarer.
Aure est, déjà, l’une des plus belles révélations de l’année 2026. Cette auteure, compositrice et interprète a troqué sa blouse d’architecte pour se lancer corps et âme dans la musique. Une musique qui se distingue par sa structure, sa précision, évidemment pourrait-on dire. Mais aussi par cette émotion singulière qui nous porte, de plage en plage, au fil de l’écoute de son premier album printemps à paraître vendredi 20 mars.
Revendiquant son attachement particulier aux travaux de Leonard Cohen, Jessica Pratt et Bertrand Belin, les compositions et l’interprétation d’Aure nous ont aussi évoqué les univers d’Aldous Harding et de Feist. Dans printemps, les genres se mêlent tout comme les langues. Le voyage entre les époques musicales, les souvenirs et les cultures est permanent. Cette perspective sert subtilement les thèmes du passage, de l’élan et du recommencement qui la songwriter développe avec une tendre sincérité.
Aure : le jour se lève encore
printemps est un album écrit et composé à plusieurs mains. D’une part, celles de cette Aure d’hier prenant le temps de s’étendre sur le chemin parcouru. D’autre part, celles de cette Aure d’aujourd’hui traversant les cieux aux côtés des oiseaux migrateurs, pour prendre toujours plus de hauteur. Enfin, celles de cette Aure qui prête aux lendemains les intentions qu’ils méritent vraiment, et non les espérances qu’on peut parfois exiger d’eux.
Album poétique et lumineux faisant rimer la sérénité à tous les temps du mouvement, printemps va au-delà du seul partage d’expérience. En fait, il permet à Aure de pénétrer une nouvelle ère de sa propre existence, tout en dévoilant certaines clés à l’auditeur afin qu’il en fasse de même. Elle use pour cela de tous ses sens et d’un imaginaire qui paraît sans limites. On n’ose penser jusqu’où ce dernier nous guidera, même si l’on devine déjà qu’on le laissera, sans trop résister, nous mener par le bout du nez.
Aure : Instagram | Photo : Johanna Benaïnous