
Le trio dreampop londonien Deary revient vendredi 3 avril 2026 avec son tout premier album : Birding. Trois ans après un premier EP d’exploration à travers lequel il tenta d’être Deary, ce premier opus de onze titres lui permet de l’incarner complètement.
Harry Catchpole, Dottie Cockram et Ben Easton ont étendu leurs ailes. Direction : un ciel de fin d’orages. Ces derniers grondent encore, mais sont à présent derrière eux. Et ce, alors que se lèvent les vents les menant à leur totale réalisation. Entre riffs shoegaze et touches aériennes propres à la musique indé, les trois membres du groupe Deary se laissent aller à parcourir la terre et les mers. De là-haut, ils mettent en musique les mots qui dépassent leurs seules émotions. Telle est la perspective émergeant de leur premier album Birding.
Et pour cause, de l’aveu de Dottie, c’est la première fois que le band aborde des sujets aussi intenses que celui des violences faites aux femmes (Smile), “plutôt que de chanter seulement sur les émotions”, renchérit Ben. “Avant, je faisais des voix longues et étirées avec des effets”, explique Dottie. “Dans Smile, les mots s’enchaînent rapidement. Cela m’a permis de montrer une nouvelle facette de nous. J’y ai mis ma colère, ma peur et ma déception face aux violences contre les femmes.”
Deary : des choses dont il faut parler
De leur toute première rencontre en 2021, Dottie et Ben conservent précieusement cette complicité presque instantanée entre eux. Guidés par leur passion commune pour les univers des Cocteau Twins, de Slowdive et MBV, ils ont façonné avec Harry une nouvelle contrée qui leur ressemble. On y trouve la voix éthérée de Dottie, des compos ciselées et l’envie de voir en ces oiseaux qui les surplombent la promesse d’une liberté qui ne cesse pas.
Birding offre aussi l’opportunité au groupe de partager son acceptation du beau et du pire. Et ce, à l’image de ces espèces que Dottie a découvertes durant ses longues heures de lecture d’ouvrages sur les oiseaux. “On y trouve des images magnifiques : l’oiseau comme symbole d’espoir, mais aussi comme simple animal. Certains mangent leurs propres petits. D’autres, comme les vautours ou les corbeaux, évoquent la mort pour certaines personnes. Tous ces aspects me semblent résumer l’album”, souligne l’interprète et guitariste du band.
Loin des orages, et avec le soleil en ligne de mire, Deary initie dans ses fables, comme Seabird, l’espérance d’un monde meilleur, et d’un Homme qui le serait tout autant.
Deary : Instagram | Photo : Josh Hight