
Le cinquième album du groupe américain Bleachers, mené par Jack Antonoff, paraîtra vendredi 22 mai 2026 chez Dirty Hit. Intitulé everyone for ten minutes, il a déjà le mérite de ne pas avoir de capitale à chaque mot de son nom. En outre, il donne une fois encore l’opportunité au band de faire voyager ses fidèles auditeurs.
En réalité, Jack Antonoff a créé Bleachers à une époque où il souhaitait éviter ce basculement qui l’aurait fait devenir un autre. Il a alors 27 ans, il connaît un réel succès dans ses activités de compositeur et de producteur. Mais l’anxiété le tenaille : “J’étais dans une phase de transition, cet âge où l’on peut passer de la personne amusante à l’alcoolique, ou du bon copain à quelqu’un qui n’a plus de travail.”
Ni une ni deux, il s’entoure et dévoile en 2014 le premier album de Bleachers : Strange Desire. Celui-ci lui vaut de collaborer avec certains grands noms comme Organized Noise. Mais aussi avec Bruce Springsteen, le héros de son adolescence. “Il est l’un des précurseurs d’un son très New Jersey que nous connaissons tous mais dont on parle trop peu. Un son auquel très peu de gens donnent un nom et dont je me sens déterminé à porter le flambeau.”
Bleachers : l’émotion de la confession
Cette perspective est d’autant plus déterminante pour Antonoff : “La seule manière d’être cruel envers son public, c’est de ne pas être authentique. Les gens le sentent immédiatement et cela les rend tristes”, souligne-t-il. “Parce que lorsque quelqu’un n’est pas authentique, cela revient à dire qu’il pense que son public est stupide.”
Par conséquent, le cinquième album du band, everyone for ten minutes, ne déroge pas à la règle. Il permet à Jack Antonoff d’évoquer successivement la thématique du mariage, les divisions générationnelles, le deuil, la mort. Plus précisément, “notre incapacité à parler d’elle”. Et dans le single we should talk, il nous offre une fenêtre sur ses débuts. Sur l’écriture de cette “bible suprême” qui a toujours été la sienne. Sur les routes du pays et du monde. Et ce, à travers les connivences avec ses musiciens ainsi qu’à travers ses rêves qu’ils continuent à partager pour ce qu’ils sont avec le public.
everyone for ten minutes se boit comme du p’tit lait. Mention spéciale pour le titre the van, à la fois anachronique et enivrant.
Bleachers : site officiel