5 billion in diamonds

Le tout nouveau groupe formé par les illustres Butch Vig, Andy Jenks et James Grillo arrive vendredi avec son tout premier album portant son nom. Et pour cause : 5 Billion in Diamonds est un film à lui tout seul si l’on considère les origines de sa création, le parcours de chacun de ses membres et les collaborations d’exception nées dans le cadre de ce projet musical hors-norme.

Billion Dollar Brain, 1967 : un thriller qui marqua la carrière de l’acteur, producteur et auteur britannique Sir Michael Caine comme de très nombreux autres. Un long-métrage qui devint plusieurs années après pour le DJ James Grillo l’essence du nom d’une perspective musicale collaborative loin d’être ordinaire.

5 Billion in Diamonds : ou comment rassembler les références musicales des années 60 et 70 chères à James Grillo, Butch Vig et Andy Jenks dans un nom qui sonnerait comme le titre d’un film de série B voué à devenir culte ? Dans le mille : voilà les trois compères en route pour écrire, composer et réaliser le premier album de 5 Billion in Diamonds.

Mettre tout le monde d’accord

Une fois la recette intuitivement nommée, considérez et associez ses ingrédients premiers. Et pour ce faire, inutile de chercher bien loin : le trio fondateur de 5 Billion in Diamonds ne compte que des pointures dans ses rangs, ne serait-ce qu’avec Butch Vig, de son vrai nom Bryan David Vigorson.

Nevermind (Nirvana), Gish et Siamese Dream (The Smashing Pumpkins). Version 2.0 puis Beautiful Garbage (Garbage), ou bien encore Neutron Star Collision (Muse) et Wasting Light (Foo Fighters) : quand Butch Vig n’est pas à la batterie pour accompagner ces groupes (et bien d’autres), c’est à la production de leurs albums qu’on le retrouve.

Le chant des sirènes

Encore faut-il les trouver et les fédérer ! De Stockholm aux entrailles de Londres, les nouveaux associés écument les salles de concert à la poursuite des voix qui les font frémir. En commençant par celle d’Ebbot Lundberg, le lead vocal du groupe suédois The Soundtrack of Our Lives.

Il devient dès lors la tête de proue et la figure de style de 5 Billion in Diamonds, notamment à travers la sortie du premier single du groupe en mai dernier : Gravity Rules. Un titre décrit par Butch Vig comme « une sorte d’anomalie » dans la globalité de l’album. Une anomalie envoûtante nous égarant dans des limbes pop-folk à ciel ouvert.

Sur la pointe des pieds

David Schelzel d’Ocean Blue, Sandy Dedrick de The Free Design et Helen White du groupe Alpha rejoignent rapidement 5 Billion in Diamonds et prêtent à tour de rôle leur voix aux dix titres originaux de l’album, dont l’annonce de la sortie n’a pas été aussi tonitruante qu’on aurait pu l’espérer.

Dans ce Traveling in Time sachant contenter les oreilles les plus exigeantes par les nombreuses passerelles qu’il crée avec les précédentes productions mémorables de ses instigateurs, 5 Billion in Diamonds a d’ores et déjà annoncé son envie de se produire prochainement sur scène, « après la tournée estivale de Garbage et la réalisation de nouveaux morceaux pour le groupe » selon les termes de Butch Vig.