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Avec The False Foundation, le groupe Archive signe son dixième album studio. Un opus attendu au tournant depuis la sortie de Restriction. Celui-ci avait marqué les esprits par ses joutes instrumentales hors norme. Résultat : pari réussi.

La phase contemplative est terminée depuis longtemps pour le groupe Archive. Il s’agit désormais d’encourager l’observation, l’analyse, l’action. À sa manière bien évidemment. Et cela se traduit une fois de plus par des partitions alliant l’électro progressif à une démarche de création sachant instaurer une continuité sans faille. Notamment avec son précédent album Restriction paru début 2015.

The False Foundation est un regard ciselant les travers du monde. Et ce, dans la plus pure tradition inaugurée par le groupe Archive voilà plus de vingt ans. Le résultat à l’écoute est parfois complexe à cerner. Malgré tout, il conserve une trame métaphorique incandescente. Ainsi, il fait naître dans l’esprit de chacun cette perspicacité inédite couverte habituellement de l’ignorance quotidienne et volontaire des réalités.

Archive : où es-tu ?

Retour donc au vrai fondement d’un équilibre qui mériterait qu’on s’y attarde un peu plus souvent. The False Foundation décrit la foi de tous en un monde plus juste, plus raisonnable. Un monde qui n’éluderait pas pour autant l’émotion humaine. Il provoque et heurte les sensibilités aussi. Dans ce sens, il s’appuie sur la volonté d’aider chacun à capturer ces instants où l’abandon de soi rime trop souvent avec l’abandon pur et simple.

À travers une introduction au piano posant les bases dans Blue Faces, le groupe Archive prend le temps d’ancrer ses deux pieds dans les sols mouvants créés par une tempête intérieure commune à tous. Objectif : développer dès la seconde plage le son industriel de Driving in nails. Ce dernier résonne telle la sentence d’un autre temps empreinte d’un sacrifice. Celui fait au nom des espoirs placés dans les hommes.

Les contours vintages inspirés par les années 80, que l’on retrouve dans le titre album The False Foundation, aident le groupe, d’une part, à tourner une première page. D’autre part, à outrepasser les limites pour toujours plus d’osmose. Une orpheline au visage tuméfié en quête d’une absolution qui pourrait mettre un terme aux faux-semblants.

Je suis juste devant toi

C’est la voix de Pollard Berrier qui la lui confère dans Bright Lights. Le titre devient sans “l’ombre” d’un doute l’arche des visions du groupe Archive. Il fait naviguer nos divagations incontrôlables sur les flots d’une mer argileuse côtoyant les côtes d’un océan bleu. Ses eaux sont plus calmes. Elles portent les intimes convictions des membres du band. Et elles-mêmes les nôtres.

La tournée des rois du mauvais fondement – en anglais Kings of the False Foundation Tour – débute dès ce mois-ci. Archive traversera toute l’Europe. Une escale est notamment prévue à la Salle Pleyel à Paris le 29 novembre prochain. Et vous, quelle est la réalité qui vous poussera à vous y rendre ?

 



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