mt wolf

Premier album pour les trois londoniens de Mt. Wolf. Intitulé Aetherlight, il sortira demain après plusieurs années de réinvention. Et pour cause : la douce Kate Sproule s’en est allée en 2013 vers d’autres cieux musicaux. Ce départ aurait pu signer l’arrêt de mort du groupe. Il n’en est rien. Bien au contraire…

En novembre 2012, une jeune groupe anglais investit la scène alternative avec la sortie d’un tout premier EP : Life Size Ghosts. Le titre phare de ce premier jet révèle la relation artistique et d’amour unissant la jeune Kate Sproule et ses hommes musiciens : Sebastian Fox « Bassi », Stevie Red McMinn et Al Mitchell.

Il témoigne également d’une extraordinaire sensibilité tant dans les mots que dans les compositions du quatuor. Si Life Size Ghosts fait voyager, Cry Wolf en seconde plage de l’EP initie des élans novateurs trip hop et électro tout comme Starliner, agrémentés de ces pauses venues de nulle part et invitant à adopter une respiration presque fantasmatique.

Mt. Wolf sort un second EP, Hypolight, en mars 2013, puis un nouveau single en novembre, Midnight Shallows. Les lives se multiplient, jusqu’à la séparation : Kate Sproule quitte le navire en pleine ascension et laisse ses trois hommes orphelins. Sa voix continue pourtant de vibrer dans leur cœur, tout autant que la question de son remplacement. En est-il vraiment question à ce moment-là ? Rien n’est moins sûr.

La lumière de l’éther est aussi une mélodie

Ce qui est certain en revanche s’entend dès Red, le nouvel EP de Mt. Wolf, qui sort en avril 2015. Et ce qui s’entend est tout simplement magique. Une métamorphose dans la continuité menée désormais vocalement par Sebastian Fox « Bassi ». La formation d’un nouvel embryon de créativité et de sensibilité frôlant celles de Radiohead et de Bon Iver.

L’amplitude vocale de Sebastian Fox « Bassi » étonne toujours autant dans le premier album de Mt. Wolf, Aetherlight, à paraître demain. Plusieurs singles de cette confession de foi musicale sont déjà sortis, à l’instar de Heavenbound, qui porte la gravité d’un empreinte vocale et émotionnelle sachant crever les désillusions.

Échos islandais assumés

Soteria, un autre single déjà sorti, sait jouer de la corde sensible en interrogeant l’obscurité de chacun pour lui opposer sa volonté lumineuse. On nage paisiblement dans les eaux d’un torrent tranquille rejoignant le fleuve dessiné par Sigur Rós il y a quelques années. Quoi de moins surprenant quand on sait que ce premier album, Aetherlight, a été enregistré par Ken Thomas, producteur ayant justement travaillé par le passé avec Jónsi et sa bande, mais également avec M83, Moby et David Bowie ?

Dans un clin d’œil à une histoire qui aurait pu mal se finir et qui fut finalement à la hauteur de toutes les espérances de Mt. Wolf et de ses fans, c’est avec plaisir qu’on retrouvera également sur Aetherlight les titres Hex et Anacrusis, déjà parus en mars 2016 en EP, ainsi qu’une nouvelle version de Starliner. De quoi accompagner intensément ce voyage de haute-voltige via Hamburg, jusqu’à l’Exit ne ressemblant que trop à une porte d’entrée. Celle menant à la scène de Mt. Wolf et à sa re-connaissance.

 



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