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No Terror in The Bang | Un poison tel un élixir

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No Terror in The Bang est un groupe rouennais qui ne manque pas de piquant ni d’audace. Après la sortie de trois singles depuis 2019, il dévoile le 5 mars 2021 son tout premier album Eclosion. Âmes sensibles s’abstenir ? Au contraire, courez-y.

Sur le site du groupe, on apprend que son nom est un hommage à la filmographie d’Alfred Hitchcock. À ce “calme avant la tempête et la tension de ses films”. Et pour cause : No Terror in The Bang sait ménager cette même tension au sein de ses compositions. Fondé en mars 2019 par Alexis Damien et la jeune Sofia Bortoluzzi, le projet rassemble également le guitariste Clément Bernard, le bassiste Brice Bouchard, le guitariste Étienne Cochin et le claviériste Romain Greffe. Ce dernier et Vincent Blanchard furent récompensés en 2019 par le César de la meilleure musique de film pour la bande originale du film Guy, réalisé avec brio par Alex Lutz.

Dans No Terror in The Bang, on retrouve Alexis Damien à toutes les sauces, de la composition à la batterie en passant par l’interprétation et la production. Il faut dire que le multi-instrumentiste très créatif est également, et depuis près de vingt ans, engagé dans plusieurs projets parallèles et/ou successifs. Pour No Terror in The Bang, il rencontre Sofia après une première collaboration avec Asphodel. Depuis, la jeune auteure et interprète se prête avec agilité au jeu de dédoublement musical d’Alexis. En effet, dans Eclosion, le premier album du projet à paraître vendredi 5 mars, il est question de métal, de hardcore. Mais aussi de trip-hop, de musique classique et de jolies promesses.

Eclosion : entre turbulences éthérées et frénésie métallique

Les sauts vocaux pourraient être périlleux. Sofia Bortoluzzi les exécutent comme si elle avait fait ça toute sa vie. En réalité, c’est le cas si l’on en juge son parcours pour acquérir la maîtrise de son organe. En autodidacte puis en suivant des cours de technique de chant, elle renforce son grain tout autant que sa souplesse. Ses facilités lui permettent de relever tous les défis acrobatiques d’Alexis. Ainsi, on reconnaît dans ses élans ceux d’une Gwen Stefani ou d’une Shirley Manson.

Cette élasticité vocale se combine à des textes servant judicieusement la perspective cinématographique de ce premier album. Celui-ci s’inspire tout autant de Muse, de Skunk Anansie, de Rage Against The Machine, que de Saint-Saëns, Ravel et Satie. Une diversité de genres qui fait de ces grands écarts permanents, parfois au sein du même morceau, des instants riches et inattendus. Mais aussi des moments de rage, où la paix “utile”, voire utilitaire, n’existe plus. Des temps dédiés aux souvenirs des gens abandonnés, quelques fois dès le berceau. Enfin, une époque où les prêcheurs d’acier évoluent désormais à découvert, contraints de faire face à Another Kind of Violence. Sous le Saule Pleureur, on trouve les indices dévoilant ses traits.


No Terror in The Bang : Site officiel

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