
Vendredi 23 janvier 2026, Tessa Rose Jackson signe son grand retour à travers la sortie d’un nouvel album. De l’aveu de la songwriter anglo-néerlandaise, The Lighthouse fut conçu et réalisé alors même qu’elle pouvait déjà le voir. Elle y révèle une Tessa dans la pleine maîtrise de sa musique, évoquant Someone, son nom de scène jusque-là, tel un passeur de flambeau.
La trentaine donne des couleurs et des envies nouvelles à Tessa Rose Jackson. Après plusieurs mois passés à tourner autour du pot, une vision l’habite soudainement au début de l’année 2024. Plus précisément, une chanson : The Lighthouse. Elle use de son éclat pour avancer dans l’écriture et la composition de son cinquième album, avant de lui donner son nom. Non seulement celui de cette chanson. Mais aussi le sien, après plusieurs années passées sous la chaude couverture de Someone.
The Lighthouse est né dans la campagne française, non loin d’un cimetière. Elle l’évoque sans détour dans son dossier de presse comme pour appuyer un peu plus son approche artistique pour la réalisation de ce nouvel opus. « J’ai appris très tôt à considérer la mort et la perte comme inévitables et immenses », confie-t-elle. « Je disais souvent : si tu n’as pas un peu peur de mourir, apprécies-tu vraiment ce que signifie être en vie ? »
Tessa Rose Jackson : écriture sans filets
The Lighthouse donne l’opportunité à Tessa Rose Jackson de conjurer l’ignorance pour accepter ce qui se joue dans l’invisible. L’album repose sur « l’idée d’un marin en mer. Tout est brumeux, voilé et flou. Puis soudain, un phare au loin. » C’est ce qui a inspiré The Lighthouse à la songwriter : un marin découvrant le pays des morts, un peu comme l’aurait imaginé Tim Burton à sa manière. « Tous les fantômes de l’île lui parlent de la vie. Il leur rend visite, puis à la fin, ils le renvoient dans le monde des vivants. » Avec cette perspective de se revoir un jour, mais seulement lorsque le marin aura atteint le bout du chemin.
The Lighthouse donne une parole aux défunts pour éclaircir la voie du vivant. Au fantôme des existences que chacun aurait pu connaître (The Man Who Wasn’t There) répond l’esprit de la maison sur la colline accueillant une nouvelle famille (The Bricks That Make the Building). Et au temps qui file, en initiant chez Tessa un retour inattendu dans le passé (Dawn), les peurs que l’on finit par accepter (Fear Bangs the Drum). Pour ce qu’elles sont. « The Lighthouse est un album sur la mort, mais pas sombre. Il parle aussi de la vie, de la célébrer et de réfléchir à ces choses. »
Tessa Rose Jackson : site officiel | Photo : Bibian Bingen