THE BREATH

Voilà six ans qu’il le préparait : le groupe The Breath sort vendredi son tout premier album studio Carry your kin chez Real World Records, le label créé par Peter Gabriel. Entre voix de velours et mélodies folk contemplatives, vos fins de soirées n’auront plus jamais la même saveur.

Carry your kin est l’acte scellant une rencontre. Par ailleurs, il s’agit du témoignage d’une histoire d’amour artistique : celle du duo The Breath. D’un côté, l’auteure, compositrice, interprète et flûtiste irlandaise Ríoghnach Connolly menant de front plusieurs projets musicaux depuis des années. Un premier en solo matérialisé en 2012 par un album féérique intitulé Black lung. Un second collaboratif conjuguant hypnose des sens et ressentis ethniques primordiaux, Beware Soul Brother. Un troisième aux contours country folk et jazzy, Honeyfeet.

De l’autre, le compositeur et multi-instrumentiste Stuart Mccallum dédiant depuis le début des années 2000 toute sa touche de créateur à une musique alternative jazz. Ancien membre de l’Orchestre Cinématique entre 2004 et 2012, ses compositions jazz furent diffusées sur la BBC Radio 3. C’était suite à son passage remarqué au Manchester Jazz Festival en 2010. Son cinquième album studio sorti en août 2015, City, explore les sonorités jazz dans un contexte électro enivrant.

The Breath : la rencontre de tous les possibles

Le pianiste John Ellis et le batteur Luke Flowers rejoignent le duo. Et l’évidence ne fait aucun doute à l’écoute des titres de Carry your kin. Ainsi, ils content le récit de celle qui a coutume de le partager par le bleu de ses yeux. Ríoghnach Connolly est en effet l’auteure de paroles découvrant un vécu personnel tendre mais aussi hanté par de grands regrets. Notamment ceux liés au passé de son pays natal, à l’esclavagisme colonial et la grande famine ayant décimé sa population au milieu du XIXe siècle.

Ces tragédies, tout comme l’appel de la maternité, les souvenirs de son enfance et de ses chants avec ses grands-parents ont encouragé Ríoghnach Connolly à prêter sa voix chaude presque angélique. À l’aigu qui résonne dans le magnifique titre Harvest répondent les riffs d’Antwerp. Les susurrements dans Carry your kin ajoutent au frisson ce rien surréaliste invitant à planer au-dessus de ces contrées verdoyantes à la soif étanchée par l’écume.

 



The Breath : Site officiel | Facebook