THE STRUMBELLAS

The Strumbellas est de retour, mais ça, certains d’entre vous le savaient déjà. Après le single Spirits, le groupe canadien s’est à nouveau jeté à l’eau avec un troisième album studio intitulé Hope, dont la sortie en France sera officialisée seulement vendredi bien qu’il soit déjà disponible sur les plateformes de téléchargement depuis quelques temps. Au-delà des aléas du calendrier promotionnel, du ronronnement créatif et de certaines redondances musicales, The Strumbellas réussit malgré tout à définir l’angle du nouveau chapitre de son existence.

On est loin de la country folk d’Indiana, le premier titre signature de The Strumbellas disponible sur son premier EP éponyme sorti en 2009. Et pourtant, certains échos ont su traverser l’enfance du sextuor originaire de Lindsay dans l’Ontario.

Mené par Simon Ward, The Strumbellas use dans ses textes et ses compositions d’une proximité affective axée sur des mélodies popgrass entraînantes. Elles s’inscrivent dans la continuité d’une atmosphère propre à notre ère. Elles incitent le public à reprendre en chœur les refrains dédiés à l’allégeance éternelle du groupe à la jeunesse, à la vie, à demain.

Oser ?

Hope ne déroge pas à la règle : on avait pu s’en rendre compte très rapidement lors de la sortie du single Spirits, hymne à la gloire des risques à prendre pour connaître un jour le bonheur. Quant au reste de l’album, il porte et diffuse les stigmates d’une collaboration empreinte de cette évidence reconnue par chacun.

En effet, Dave Schiffman fut lui aussi de la partie début 2015 lorsque The Strumbellas reprit le chemin des studios. Son nom ne vous dit peut-être rien, cependant, cet ingé son, producteur à ses heures, avait notamment apporté sa contribution aux albums de Johnny Cash et de Weezer.

Bien sûr…

Vous ne manquerez pas de vous le répéter à l’écoute de Hope. Et même si ce pudding de pop anglaise et de rock folk peut parfois friser l’indigestion et/ou le déjà-entendu par rapport aux titres des deux précédents albums de The Strumbellas, on loue son expérience forgée sur les scènes d’Amérique du Nord et d’ailleurs en percevant LA note qui dénote, comme dans les titres Dog et David.

Mention spéciale pour The night will save us dont le frisson procuré par les premiers accords de Simon répond à l’envolée du violon d’Isabel Ritchie, encadrant le refrain d’un jour illuminant l’obscurité couvrant parfois les espoirs les plus ancrés.

 



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