À force de trop tirer sur la corde, celle-ci finit toujours par se rompre. L’heure n’est plus aux excuses, à la réécriture de l’histoire, à tout et son contraire. Place à présent à l’étreinte de la dernière chance. Celle qui permettra à tout quidam de se réveiller. Et de ressentir pleinement les réalités de sa liberté, au-delà de la vague idée qu’il pouvait jusque-là en avoir. Au bord du sens de sa propre existence : Nezick l’y guide.

À force d’ignorer ou de feindre l’ignorance, certains finissent par croire tout ce qu’on leur dit. L’urgence se teinte d’une détresse qu’ils tentent de dissimuler. En vain. Pendant ce temps, d’autres se débrouillent à la façon de Fhin pour s’interroger, comprendre, trouver des réponses. Plusieurs d’entre eux débutent alors un véritable combat intérieur. Caesaria en pointe l’envie. Pour Chicano Batman, il s’agit dès lors de ne pas se faire gauler. Insister, résister, tout en passant entre les mailles du filet. Et le bleu Azzurra pour éviter les ecchymoses.

À force de réaliser, à force de se sentir désarmés face à de tels pouvoirs, certains finissent par tromper la perte de temps et d’énergie. Portés par Henry Green, ils sont plus que toujours en phase avec eux-mêmes. Si Simon Lewis s’en remet au ciel, si Flèche Love semble avoir déjà trouvé le sien, Tawa laisse toute sa place à l’imprévisible, à l’action encore possible. Parlons peu, parlons bien, allons-y fort ! À force de se laisser survivre, on en oublie de vivre. Ghetto Kumbé le sait. À force de fermer les yeux, on en oublie d’être humain et de le rester.