c duncan

Dès demain, retrouvez le premier album de C Duncan. Intitulé Architect, les sonorités de cet opus incroyablement rafraichissant permettent de contempler la construction au ralenti d’une tour d’ouate et de plumes. Elles bercent les pensées jusqu’au ciel. Avant un plongeon tête la première dans un océan d’évasion.

Le 13 février dernier, un jeune anglais originaire de Glasgow faisait son apparition dans la sphère alternative-pop de notre monde en sortant son premier single, Say. Une jeunesse toute relative puisqu’elle reste imperceptible tant le grain de voix de cet ovni semble porter un fardeau millénaire. Celui-ci invite l’auditeur à une bienveillance nécessaire vis-à-vis des autres et de lui-même. Diplômé du Royal Conservatoire of Scothland, C Duncan a su révéler sa touche avec brio. Et ce, dès la sortie des classes. Fils de parents submergés, tout comme il le fut lui-même, par la passion de la musique classique, on capte avec attention ces subtilités trébuchantes. Elles font écho aux ouragans les plus sauvages que la nature multiforme de la technicité de ce genre impose.

Il n’y a aucune improvisation dans les compositions de C Duncan. Tout est calculé au millimètre près. De sorte que l’aventure aux côtés de ses harmonies initie une stase éphémère. Il s’agit du point de départ d’un envol introspectif touchant et déroutant. À l’instar du titre For qui dévoile une maturité étonnante. Il pourrait étreindre la terre entière dans ses bras de velours et ses sifflements enivrants.

C Duncan : CQFD

S’il y a bien un fil directeur à ce premier jet de génie, c’est bien le contre-pied musical permanent que cette tête blonde réussit à employer pour nous faire croire en une certaine forme de régression. Celle-ci devient finalement l’apothéose de toute sa réflexion artistique. Jusqu’à se grimer en un pied-de-nez vindicatif à tous ces êtres haut perchés.

Aucune crainte à avoir donc, si tant est qu’aucune certitude n’existe. Ici commence votre ascension vers cette antenne tout là-haut. Elle fut bâtie dans le seul but d’atteindre la voûte céleste puis d’entamer sa rénovation de fond en comble. C Duncan se paye même le luxe de ressusciter ces aïeux américains dans son morceau I Know that I’m in love. Ce thème sonne telle une invocation des chœurs formés durant les années 40 aux États-Unis. C’est pourquoi C Duncan est une promesse. Diffusé dans le monde entier à la radio ainsi qu’à la télévision, il s’est fait notamment remarquer dans la série Waterloo Road programmée sur BBC1. Un clin d’œil downtempo à un romantisme joyeux et pénétrant. Nul doute qu’il saura se hisser au rang de ces précurseurs visionnaires. Ceux qui savent conjuguer plaisir des sens et sens de vos plaisirs les plus fous.

 



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