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Chichirama | From Sandscapes to human being

chichirama epic fail ep

William Moreau s’apprête à révéler les nouveaux atouts dans sa manche. Ou plutôt dans celle de Chichirama. Et ce, à travers un nouvel EP, Epic Fail, à paraître le 14 mai 2021.

Aouuuu… Les hurlements d’un loup solitaire, dans le nuit de son passé musical londonien, ont cédé leur place à un band parisien écorché et un peu barré. Résultat : la création, il y a un peu plus de quatre ans, du projet Chichirama. Un alambic tout autant qu’une forge à lui tout seul. Il chauffe les genres pour les séparer puis les recomposer en les fondant dans le moule d’un rock psyché original. Auquel William Moreau, son instigateur, n’omet pas d’ajouter cette touche de progressif des années 70. Repensé, au passage, pour la scène indé du moment.

Après un premier EP éponyme paru en avril 2019, Chichirama revient vendredi 14 mai avec Epic Fail, un quatre titres inédit coproduit par Lofish Records, Le Cèpe Records et Dirty Melody. Au menu du jour : ouvrir les vannes en grand. Et ce, afin que la déferlante emporte tout sur son passage. Annoncée dès le 6 mai 2020 avec la mise en ligne du single Hell Will Take Care of Her (ndlr : la reprise du titre de Brass Buttons sorti en 1968), elle n’est pas sans rappeler celle que nous vivons ces derniers mois sur une bonne partie de la planète.

Epic Fail : quel autre sens à donner ?

Le clip vidéo de cette cover donnait déjà le ton tant il comportait d’échos à la vie, au temps qui passe. Aux risques qu’elle suppose à chaque seconde. Autrement dit, à ce que chacun est prêt à faire pour la sentir profondément. Pour en faire pleinement l’expérience au-delà de l’inconnu et de la peur. Ainsi, l’approche émoustille les aventuriers et les grimpeurs chevronnés, quand elle bouscule les aficionados des plates latitudes aux sentiers ultra-balisés. Des perspectives qui ne sont pas sans rappeler celles de certaines références du quintet comme Pink Floyd.

Autres décors, autres images qui resteront, pour le clip de Cheaters partagé le 19 mars dernier sur le web. William Moreau le décrivait récemment à Rolling Stone comme célébrant « une vision dystopique et cynique qui illustre le triomphe des survivalistes dans le contexte de pandémie mondiale. » C’est sans doute pour cette raison que le titre fut choisi pour ouvrir l’EP Epic Fail. Entre constatation, exaspération, ébullition, raison et conviction, Chichirama dessine les traits d’un monde où l’échec puisse nourrir les forces et les espoirs du vivant.


Chichirama : Facebook

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