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Fabrizio Cammarata revient demain avec un nouvel EP intitulé In your hands. Revenir, ou venir une toute première fois en solo après ces dernières années passées notamment en compagnie de Paolo Fuschi ainsi que de ses trois autres frères d’instruments Fabio Rizzo, John Riggio et Fabio Finocchio de The Second Grace.

Son berceau fut Palerme, puis la Sicile toute entière. Fabrizio Cammarata avait sous ses pieds la terre d’un des plus beaux pays du monde. Une île légendaire rivalisant avec sa sœur de beauté quelques kilomètres plus au nord. Pourtant, il décida de ne pas rester. Sans doute n’avait-il pas l’étoffe d’un véritable rital pour s’éprendre à ce point de l’aventure. Pour vagabonder sur les routes du globe et trouver une place qui n’appartienne qu’à lui.

Une place mouvante, comprenez celle qui puisse se frayer son propre chemin sur n’importe quel territoire comme une bulle de souvenirs et d’ambitions qui graviterait en ces lieux que Fabrizio Cammarata a appris à connaître puis à aimer. En particulier l’Afrique et le Mexique.

Away from the lions chantait-il en 2007 sur le premier album éponyme de The Second Grace : Fabrizio Cammarata en est aujourd’hui plus proche que jamais, surtout de ceux rugissant au fond de lui pour le préserver de l’autre et de ses si nombreux élans tentateurs pour qu’il se plonge dans l’ivresse de sa tendresse. Tel est le message de l’EP In your hands.

Osez croire que je vous vois

La vidéo du premier morceau Hold and stay a ceci de singulier qu’elle réussit à instiller un charme inattendu dans la noirceur de la petite mise en scène par laquelle les deux âmes faites l’une pour l’autre s’éloignent malgré tout.

Un charme initié par la voix, la musique et les mots de Fabrizio Cammarata qui dédramatise une symbolique presque mythologique dans laquelle le regard pétrifiant de Méduse pourrait frapper instantanément les deux lovers. Le conscient et l’inconscient de chacun de leurs hôtes.

Poser plutôt que déclamer

Quant au second titre In your hands, il est une démonstration mêlant sens et abnégation. On sent l’emprise de l’expérience acquise par Fabrizio Cammarata durant les années The Second Grace, mais aussi dans sa collaboration avec Paolo Fuschi en 2014 pour l’album Skint and Golden.

On perçoit la démarche de l’artiste un brin mal-aimé, jamais désarmé, toujours affamé, portant sa vie telle une offrande à la créativité. Le court-métrage dédié à celle-ci et auquel  Fabrizio Cammarata conféra sa touche pour le compte du réalisateur berlinois Luca Lucchesi va dans ce sens.

Dans la lignée des songwriters dans le vent d’une écriture poignante tels que Jack Savoretti et Jonathan Jeremiah, Fabrizio Cammarata imprime une émotion durable. Sa reprise du titre mexicain La Llorona met à l’épreuve la résistance de l’auditeur face aux assauts de larmes qu’il ne peut pourtant qu’accepter. Des larmes chaudes qui le font se réconcilier finalement tout avec son être, comme cela fut aussi le cas pour Fabrizio Cammarata.

 



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