julius spellman lover loner loser

Il nous vient de Rouen. Il sort demain son premier EP intitulé Lover Loner Loser. Julius Spellman porte bien son nom. Dans l’excentricité noise de ses revers, des enchantements plein les manches. 

On cherche, on trifouille. Pour découvrir les origines d’un Normand qui ne doit pas sa musique au hasard. Julius Spellman sort de l’ombre et s’engage dans des compositions rimant avec déflagrations. Dans leurs interstices, des échos notamment à Sir Was, à MS MR à leurs débuts. On adore, on adhère, on achète.

Julius Spellman se présente comme un aficionado de la Motown et on veut bien le croire. À l’écoute de son premier EP Lover Loner Loser à paraître vendredi 28 juin, les suffocations dues aux premières grosses chaleurs estivales se dissipent. Place à l’enfer sentimental porté à son paroxysme. Comme un pied de nez aux approches dogmatiques de certaines relations intimes.

Julius Spellman : quelle plus belle fin qu’en amour ?

Parrainé par le 106 de Rouen, imbibé des sons post-punk de sa cité à lui, Julius Spellman s’étire avant de s’élancer. Dans Lover Loner Loser, il apporte à cette question une réponse toute personnelle. L’une de celles qui en fera flipper plus d’un parmi ceux qui conçoivent l’amour comme un projet de vie, une finalité et/ou un marqueur social.

Pourtant, il est clair depuis belle lurette qu’on se remet de tout. Même de l’amour. Il se croise, se recroise. L’amour fou, l’unique amour existe bel et bien. Mais il a plusieurs visages, dont celui de cette Black Widow, so cool… De quoi poursuivre la route, l’aventure même. Walk Away, tout en considérant le nectar pour ce qu’il est. Un Poison qui rend dingue, qui nous fait toucher la quintessence de nous-mêmes.

 


Julius Spellman : Facebook