loups rayures

Un portrait offert à Laura Maire suite à la sortie de son second EP Rayures le 31 mai. Dans la douce chaleur d’une écriture ressentie, elle laisse hurler les Loups dont elle incarne la meute à elle seule. Lumière sur une jolie promesse pop-rock, à deux doigts de la délivrance totale.

Depuis 2017, son premier public la connaît sous son nom de scène Loups. Son apparition coïncide avec la sortie de son premier EP Le Signal le 10 mars de cette année-là. Deux ans plus tard, la revoici pointant le bout de son museau avec Rayures. Une nouvelle production pour laquelle elle collabore avec Pamela Hute.

La Parisienne a la musique dans le sang depuis très longtemps. Jusqu’à son prénom, que ses parents choisirent en hommage à la chanson Laura composée en 1945 par David Raksin, et dont les paroles furent écrites par Johnny Mercer. Un titre phare interprété par plusieurs grands noms du jazz dont Charlie Parker, qu’on affectionnait tout particulièrement chez les Maire. Tout comme Billie Holiday, Bach, Barbara et Bernard Lavilliers.

Premier grand émoi rock

Mais c’est avec Blur que Laura Maire définit sa propre trajectoire musicale. Une perspective énergique aux consonances britpop. Elle suit ses premiers cours de solfège à la MJC des Hauts de Belleville rue de Borrégo dans le 20e. Puis elle entame ses premiers cours particuliers au piano. Viendront quelques années plus tard la guitare et la basse en autodidacte.

Laura Maire a désormais 35 ans. Si elle est la seule musicienne de sa famille, elle en a composé une autre avec Loups. La formation compte toujours Romain Métra à la batterie, mais aussi Julien Le Nagard à la guitare. Celui-ci a cofondé le label indé My Dear Recordings, sous lequel est sorti le second EP de Loups fin mai.

Loups : le temps de l’instinct

Entre la sortie de l’EP Le Signal et celle de l’EP Rayures, une rencontre tout d’abord avec Pamela Hute. L’auteure, compositrice et interprète est sortie du bois depuis 2005. Elle marque de son empreinte les quatre titres inédits de Loups. “C’était la première fois qu’elle travaillait sur des chansons écrites en français”, confesse Laura Maire. Résultat : une identité artistique plus assumée. Une féminité rageuse, et notamment dans le titre Sans doute. La composition musicale y enveloppe des textes égarés entre amour perdu et mélancolie. Presque par anticipation.

D’autre part, une histoire d’amour qui laisse aussi des traces. Elle encourage le désir d’émancipation et d’affirmation de Laura Maire. Les Loups montrent les dents et savent désormais en jouer sans être obligés de mordre. À moins de le vouloir par simple envie. Un état d’esprit troublant que l’on perçoit notamment dans le titre EP Rayures en troisième plage. Une chose est sûre : que ce soit ou pas nuit de pleine lune, le concert de Loups prévu le 17 juillet prochain au Pop-Up du Label aura du chien. De quoi flairer la piste d’une évasion dynamique vers Vancouver. Assez, ce n’est jamais trop.

 


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