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Mad Foxes | Mélange des genres

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Après un premier album, Desert Island Wish, paru en 2018, le trio nantais Mad Foxes revient vendredi 30 avril 2021 avec son second : Ashamed. Ou comment user d’un bon gros son pour exprimer ce qu’il a coutume de taire.

Ils sont encore bien chamboulés par leur passage, vendredi dernier, sur les ondes de la radio américaine KEXP Seattle. Crystal Glass dans la prog’ du Morning Show, ça en jette. Et c’est, en l’occurrence, mérité, si l’on considère le parcours des trublions de Mad Foxes. Un chemin qui débute avec la rencontre d’Élie (batterie et chœurs) et de Lucas (guitare et chant) en 2008 dans un orchestre. Qui se poursuit depuis juillet 2020 en compagnie d’Arnaud (basse). Mais à l’époque, il est question de réaliser un premier répertoire de titres originaux puis une démo.

Le tout premier concert du groupe a lieu le 6 octobre 2016. Les scènes s’enchaînent ensuite, hormis ces derniers mois. Un gros passage à vide pour Mad Foxes qui mise depuis toujours sur les lives pour challenger ses nouvelles compos et rester connecté à son public. D’ailleurs, des dates sont d’ores et déjà programmées pour la prochaine rentrée de septembre. Qui vivra verra…

Ashamed : je suis, je “dérisionne”, je m’interroge

Tel est le joli programme qui vous attend dans le second album du groupe qui sortira vendredi. Trois ans après leur premier opus Desert Island Wish, les Nantais restent fidèles à leur ADN post-punk et grunge. C’est du lourd, comme on dit dans le jargon, mais cela fait sens. Et les influences du trio, comme Nirvana, Idles et All Them Witches, n’y sont pas étrangères. Du coup, on se laisser porter en prenant le temps d’écouter ce que les chansons nous disent.

Si les membres de Mad Foxes font plutôt dans l’introversion et l’intrigue sentimentale le reste du temps, en musique, ils osent tour à tour évoquer la toxicité masculine et celle du patriarcat, notamment dans Gender Eraser et le titre album Ashamed. L’anxiété telle leur “Eternal Flame”, même dans les pires instants, dans The Cheapest Friend. Leur chemin introspectif dans Home. L’amour impudent dans Crystal Glass. De quoi donner des sueurs froides à la schizophrénie elle-même, comme ils en ont l’habitude. Et sur leur propre label El Muchacho Records, excusez du peu : un nom qui fleure bon le petit beurre revisité à la salsa mejicana.


Mad Foxes : site officiel | Crédits photos : Yohan Gérard

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