marie sigal les géraniums

Huit ans après la sortie de son tout premier EP éponyme, Marie Sigal revient le 4 octobre avec son troisième. Intitulé Les Géraniums, il lui donne l’opportunité de déclarer à nouveau sa flamme à la langue française. Dans un élan poétique qui ambitionne de parler de la Beauté à travers certains de ses plus intimes mystères.

La Beauté, comme un sentiment, une émotion, plus qu’un sujet de contemplation. Une volonté de l’inscrire dans son sens immuable et non dans ses atours éphémères. En plein jour ou dans les ombres des silhouettes enviées et finalement délaissées, Marie Sigal la croise, la regarde droit dans les yeux. Elle la compose et tente de l’écrire pour la décrire sous un nouvel angle. Elle précise en définitive la trame de son nouvel EP Les Géraniums, à paraître le 4 octobre prochain.

Marie Sigal est une aventurière de la musique. Après une formation aux conservatoires de Bordeaux et de Toulouse, elle sort en 2011 un premier EP où un baiser fait taire Le murmure des sourds avant de le magnifier. Trois ans plus tard, elle se distingue par une nouvelle production qu’elle nomme The Nature Of. Un six titres dans lequel la langue de Molière disparaît pour vanter en anglais l’éternité du temps ainsi que l’infini destin de la Terre. Il y a quelques mois, elle débute une résidence aux États-Unis. Contre toute attente, elle se reconnecte à sa langue natale. L’EP Les Géraniums est le fruit de ces retrouvailles.

Marie Sigal : au fond de la piscine vide, la révélation

En écho à son titre Under The Waves disponible sur son second EP, Marie Sigal compose le titre EP Les Géraniums en communion avec l’élément aquatique. Elle est cette “petite conne toute nue dans l’aquarium”, au grand dam de ceux qui attentaient d’elle une vibration prodigieuse secouant la planète entière. Une métaphore de la fragilité humaine qui ne manque pas de provocation, d’audace et de sincérité. De quoi mettre au défi un quotidien parfois trop ordinaire. Et redonner en parallèle toutes ses lettres de noblesse à l’imaginaire.

Inspirée tout autant par Debussy que par Feu! Chatterton, Marie Sigal sait prendre la prose. Elle lui donne ses airs hautains pour mieux initier le drame. Dans les Vapeurs de l’âme, les avancées d’une conscience qui hésite constamment entre le bien et le mal. Et ce, sans en dire un mot. Seul le sourire de l’enfant croisé dans ce Wagon-lit nous met sur la voie. Son sommeil donne lieu à une comptine menant sur le chemin d’une réalité fantasmée que Marie Sigal partagera notamment sur la scène du Bijou le 10 octobre à Toulouse.

 


Marie Sigal : Facebook | Crédits photos : Jérôme Walter Gueguen