giulian charles premier ep

Giulian Charles se présente à la cour aujourd’hui avec un premier EP éponyme. Après la révélation de son premier single Buy My Soul en mai, puis celle de Jackie au début du mois, cet auteur, compositeur et interprète singulier mérite une attention qui saurait l’être tout autant.

Amérique du Sud, Europe de l’Est, Asie : Giulian Charles avait déjà parcouru la terre entière alors que celles et ceux de son âge étaient en train d’en rêver. Né dans les Hauts-de-Seine, presque toute sa famille suit son père au gré de ses diverses affectations à l’étranger. C’est ainsi qu’il devient, malgré lui, un globe-trotter averti. De quoi nourrir son inconscient de contrées et de cultures qui tisseront finalement la trame de son identité, notamment musicale.

Il vit son premier grand amour avec un piano. Une relation fusionnelle initiée par sa sœur, la première à prendre des cours particuliers. Très vite, les blanches tutoient ses rêves, les noires, son désir de perfection. Trop vite, sans doute : Giulian Charles finit par être victime de sa dévotion pour la musique et l’instrument. Dans les bras de Chopin, de Beethoven et de Rachmanino, il perd l’un des siens ainsi que toutes ses ambitions de devenir, un jour, un grand concertiste.

Giulian Charles : on n’échappe pas à son destin

Finalement, Giulian Charles devient avocat. Pourtant, lors de l’une de ses promenades, il croise l’annonce d’un prof de piano près de Paris. Le reste de l’histoire se résume à une évidence. Dans le souvenir des ses anciens professeurs de piano aux quatre coins du globe, il retrouve ses marques et se trouve. Il a retrouvé l’usage de son bras et trouve l’usage de celui qu’il fut toujours au fond. De fil en aiguille, il est signé chez Warner Chappell. Résultat des courses : un premier EP entre confessions et sensibilité à fleur de peau.

Giulian Charles est le premier à revendiquer le fait de refuser tout enfermement de sa musique dans un style particulier. Comme beaucoup d’autres en réalité. Mais qu’il se rassure : sa musique ne risque pas de se laisser faire, bien au contraire. Au-delà de son timbre vocal si caractéristique, les titres de cette première production témoignent d’une renaissance ayant eu lieu dans toute la considération de ses forces et de ses fragilités. Ainsi, le piano est resté son meilleur allié. Qu’il s’agisse de se livrer dans The One, de se mettre à nu sans mot dire dans Infinite, de lâcher-prise dans Just Go, Giulian Charles n’en est qu’au début de la destinée qu’il mit tant de temps à embrasser. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

 


Giulian Charles : Facebook | Crédits photos : Lily Rault