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Quand la poésie n’en finit plus de nous étreindre… Permettez-moi de vous présenter Guillaume Payet aka Pandore, qui sortira demain son premier album : Enfant du vide.

Je ne te connais pas. Pourtant, à ton tour, tu m’as ému. Tu t’appelles Guillaume Payet. Comme moi, tu es un gone. Et dans tes premières chansons que tu dévoileras dans ton premier album demain, tu parles de notre ville. Tu parles de Saint-Jean, de Lyon, de ses traboules, de ses veines. Par son sang et son Saint-Esprit.

Tu évoques les paris de ceux qui voient dans notre cité un nouveau Paris, et qui se trompent, et qui se tromperont toujours. La capitale n’existe plus, à marcher ainsi dans la nuit sur les quais de Saône. Et la fête des lumières n’a jamais été qu’un infime reflet offert aux touristes, de cet éclat qui persiste, même loin des yeux, même loin du cœur.

Guillaume Payet. Dix ans d’école de guitare, puis le Conservatoire de Lyon. Et dans tes poches, les mots de ceux qui tu ne cesses de vanter : Baudelaire, Nietzsche, Brassens, Brel, Ferré. Enfant du vide a la tête bien pleine des vers intemporels qui l’inspirent, au-delà de la technique et du geste. Enfant du vide a le sourire aux lèvres : ses mots savent tout autant étrangler que les leur.

Il est temps

À l’instar de Damien Saez en son temps, tu plis les mots à la force de ta seule et jeune volonté. Ta voix est écorchée, comme la sienne, comme celle aussi de Raphaël. Tu es leur héritier et celui de tous ces autres qui n’ont jamais cessé de clamer leur innocence dans leur quête ravageuse de vérité. Tu es Pandore, tenancier d’une jarre risquant à chaque instant de déborder.

Dans l’infini du temps, ils sont si nombreux à omettre la fragilité de leur existence fugace, fugitive. Anonyme, ankylosée, détournée à l’insu de leur plein gré, comme dirait l’autre. En réalité, un aveuglement plus facile à “choisir”, qu’à défaire pour retrouver ce chemin où rien n’est plus beau qu’une seconde à vivre en oubliant les heures.

Pandore : dans l’intimité de la révolte

A Thou Bout d’Chant, tu chantes les contradictions de l’être, ses sacrifices. Ses tumultes intérieurs éternels aussi. L’amertume devient belle, la rage faiseuse de pluie. Des larmes célestes pour (r)éveiller les âmes endormies : le 12ème tremplin des Poly’sons à Montbrison en fut arrosé en février dernier. Un hasard qu’il ait eu lieu au Théâtre des Pénitents ?

Parcours désormais les routes, Pandore, accompagné de ta guitare, de ta poésie et de ta violoncelliste Jade Neveux. Y’a pas d’étoile au fond de leurs yeux : à toi de leur montrer celle qui brille mieux au fond de la nuit. Vous partirez, tu nous l’as dit, au-dessus du réel des autres. On a même envie de croire que tu nous l’as promis. Enfant du vide a dans la tête une destination à perpète, et des ailes suffisamment grandes pour y mener celles et ceux qui s’entêtent.