part time friends born to try

Comment redéfinir les contours d’une identité de groupe sans perdre la trace de sa nature première, tout en innovant et en poursuivant le récit de sa propre histoire ? Élément de réponse avec le duo Part-time Friends qui revient vendredi avec son second album : Born to Try.

Pauline Lopez de Ayora et Florent Biolchini ne manquent pas d’humour lorsqu’il s’agit de parler d’eux et de leurs rapports. Sur la page Facebook de Part-time Friends, l’emmerdeuse qui écrit côtoie le gestionnaire d’emmerdeuse qui compose. Il n’en fallait pas plus pour révéler le pourquoi du comment ils firent ce choix-là pour leur nom de scène.

Part-time Friends : ou comment se détester cordialement durant un dixième de leur temps en dix ans d’existence, et expérimenter tous ces autres instants d’amour sibyllin, toujours platonique, effleurant leur connivence artistique évidente pour la laisser se répandre à chaque coin de rue ?

Le secret de cette alchimie passe donc par des réalités parfois orageuses, assimilables à ces tempêtes dépeintes sans détour dans Hurricanes, en septième plage du nouvel album de Part-time Friends à paraître vendredi 30 mars : Born to Try.

Seulement pour essayer : vraiment ?

Part-time Friends, plus que la description d’un profil de couple artistique, devient aussi une revendication. La volonté de l’une de voyager constamment, quitte à ce que certains de ses départs s’apparentent à des fuites. L’énergie de l’autre à aller jusqu’au bout des choses, quitte à paraître diablement entêté.

Résultat : Born to Try révèle les secrets desseins de Part-time Friends, jusque-là partiellement assumés. L’idée n’est plus de participer, mais bel et bien de tout se dire, We are not a Band Anymore. Pour se relancer, Understand (?). Puis gagner la course. Et peu importe le nombre de gagnants, I Don’t Mind, tant que cette même course se poursuit, à l’infini, une fois la ligne d’arrivée franchie.

Finalement, l’équilibre intime de Part-time Friends tient à bien plus de choses qu’on ne le pensait. L’amitié à temps partiel se métamorphose en lien onirique fusionnel. Je t’aime, moi non plus. Moi aussi, finiront-ils toujours par se dire. Ces deux-là n’en ont pas terminé avec nous, ni avec eux. Et cela tombe plutôt bien. Rendez-vous demain dès 19h30 au Botanique de Bruxelles pour un show au côté de King Child pour s’en inspirer.

 


Crédits photos : Ben Thomas