peter henry phillips

Skriber aurait pu parler de son album avant. Mais il valait mieux attendre sa sortie officielle en France. C’est chose faite aujourd’hui. Voici donc Peter Henry Phillips et sa voix à faire frémir les cœurs avec sous le bras son opus intitulé The Origin. Savant mélange de pop très English et de folk canadienne à la Bon Iver, laissez-vous donc charmer par ce Québécois aux faux airs de fermier qui erre au milieu des champs pour moissonner toutes les belles émotions qu’il a à vous offrir.

Outre Atlantique, Peter Henry Phillips est déjà presque connu comme le loup blanc, traçant sa route et laissant traîner ses empreintes dans les neiges canadiennes.

Peter Henry Phillips est un oiseau suffisamment rare pour qu’on prenne la peine de lui tendre notre bras afin qu’il s’y pose. De son vrai nom Pierre-Philippe Côté, le Nord-Américain originaire d’Asbestos à l’est de Montréal ose ouvrir son âme à ceux qui voudront bien fouler son perron et y entrer.

C’est en tous les cas la perspective qu’il dessine dans The Origin, un album fait des essences qui l’entourent. Celles aussi qui le constituent depuis toujours et qui l’ont poussé à arpenter son propre chemin musical plutôt que celui des autres, pour lesquels il écrit, compose et réalise tous leurs rêves d’immensité.

Pour la télévision, pour le cinéma, Peter Henry Phillips s’adonne à un exercice devenu le sien au fil des années. Et s’il est épris de voyages et de découvertes, il l’est aussi de cette tranquillité simple qu’il a voulu recréer à l’infini. Son Nid abrite sa famille et son univers au milieu des bois québécois. Il est également l’écrin renfermant les images de nature, de sauvage et d’émerveillement incrustées dans les compositions de The Origin.

Origines du monde

The Origin est une invitation à déambuler sans but en inspirant profondément pour humer tous les parfums d’une Terre qui sait tout autant gronder que bercer. Les éléments naturels y ont donc une place de choix, notamment dans le titre The wind ou le langoureux The night.

À mi-chemin entre l’intensité urbaine qu’on laisse derrière soi pour mieux la sentir à nouveau, et l’égarement volontaire dans les bras de Mère nature capable d’apaiser tous les maux, Peter Henry Phillips se donne pour ne rien laisser de côté. Pour un ressenti authentique qu’il souhaite partager avec chacun, avec tous.

Origines du moi

Mais si l’espace de Peter Henry Phillips semble susciter une reconnaissance si aisée chez l’auditeur, c’est bien parce qu’il se rencontre enfin. Voilà des années que son identité se mêlait à celles d’autres ayant su miser sur sa sensibilité et son regard.

À l’instar de Denys Arcand qui fit appel à lui pour la composition de la bande-originale de son film Le règne de la beauté. Denys Arcand, scénariste et réalisateur canadien qu’on ne présente plus : Les Invasion Barbares, c’était lui.

Aussi, voyez dans Peter Henry Phillips cette cabane au Canada dans laquelle vous pourriez le retrouver simplement en clignant des yeux pour parler avec lui de la pluie et du beau temps. Mettez-vous à l’appeler vous-aussi Pilou comme si vous le connaissiez depuis toujours. Sur un air de Burn & Crash, dans les échos de Radiohead et ceux de Half Moon Run, souriez tout comme lui aux espaces sans limite qu’offre la vie.

Une telle distance est parfois difficile à prendre, c’est certain. Il s’agira alors de remonter à The Origin, la vôtre, à celle qui fit naître en vous la vie. À celle qui nourrit tous les jours votre raison de vivre.

 


Peter Henry Phillips sera en concert en France dès demain : retrouvez ses dates sur sa page Facebook et son site officiel.