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Vendredi, les tambours et les trompettes du Velvet Underground ne seront pas de trop pour annoncer en grande pompe le retour de The Strokes, l’un des groupes les plus avant-gardistes du millénaire. Retour à l’essence punk rock d’une infinité avec son nouvel EP Future Present Past.

Mes tripes palpitent, et pour cause, le son de The Strokes m’avait terriblement manqué. Depuis 2013, année de la sortie de leur dernier album Comedown Machine, trois années de vaines tentatives pour combler cette absence paraissant interminable : même les projets solo des uns et des autres n’avaient pas réussi à contenter ma faim.

Autant vous dire que l’écoute de son nouvel EP Future Present Past fut une délectation. La musique s’insinue, on lévite, puis on part pour un voyage dans notre moi reliant le souvenir de nos rêves aux espoirs de notre acharnement.

Future Present Past porte bien son nom car on imagine aisément Julian et Nikolai se téléporter de l’intérieur vers cette époque où leurs destinées se croisèrent. Si jeunes, si innocents, rendez-vous compte, ils avaient à peine six ans !

On replonge avec Albert ce matin-là dans son regard percutant celui de Julian. Par hasard ? Non, à ce niveau, le hasard n’existe plus. Et c’est bel et bien ce qui décrit le mieux et une fois de plus le contenu de l’EP Future Present Past.

Il y a du Stereophonics, du Muse, du Cold war kids dans les arrangements. Il y a surtout tous ces univers repensés et mis à la sauce The Strokes, celle inimitable de ces cinq compères toujours plus déterminés à crever le ciel et le temps de leur passion inéluctablement impossible à contenir.

Car les trois titres de Future Present Past sont des hymnes avant d’être des chansons. Au tempo cadencé au millimètre près de Drag Queen révélant la percée exaltée des cordes répondent les mouvements chaloupés d’Oblivius, titre dans lequel l’envol grisant de la voix de Julian devient un écho à celle de Mathew Bellamy dans Bliss ou Resistance. Quand la linéarité apparente de Threat of joy constitue le levier d’un atterrissage réussi… à la surface des nuages.

Ne reste plus qu’à prendre le soleil de cette hauteur en sirotant le nectar rafraichissant servi sur un plateau avec un remix ressenti d’Oblivius made by Fabrizio, puis à regarder au loin avec toute cette sérénité et cette patience retrouvées quant à la sortie du prochain album de The Strokes.



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