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Hugo Le Sciellour Chassaing est Wugo. À vingt-cinq ans, cet auteur, compositeur et interprète angevin a élu domicile à Lyon pour poursuivre le développement de ses différents projets musicaux. Fin 2019, il a révélé son single intitulé Grace. Rencontre avec un petit poète qui use de l’électro pour tisser ses rimes.

Il vit sa première grande rencontre avec la musique à dix ans grâce à son père et en compagnie de ses frères. À la maison, les chansons de Paul McCartney résonnent avec celles de Stevie Wonder. Ainsi, Hugo Le Sciellour Chassaing se frotte aux plus grands noms d’une musique lumineuse. Il y puise une “facilité à créer et à composer”. En d’autres termes, un instinct nourri d’une matière en perpétuelle mutation, notamment dans son projet Wugo, qu’il présente comme une pop synthétique lui permettant “d’arpenter les couleurs de l’âme grâce auxquelles mélodies et songes réchauffent les cœurs”.

Dès l’âge de neuf ans, il vit trois années compliquées d’apprentissage au saxophone avec un trop jeune professeur. Cette expérience ne le détourne pas pour autant de sa perspective créative. Il y a quatre ans, il emménage à Lyon et y suis des études musicales au Conservatoire de la ville, doublées d’un accompagnement scénique. Selon ses propres termes, “cette formation m’a beaucoup apporté dans l’affirmation de mon propos musical.” Se perdant volontairement au sein de plusieurs dimensions parallèles, Wugo ne craint jamais la chute. Il est adepte du frisson dont on se délecte, de ces rêveries auxquelles on songe.

Wugo : du rêve à la mélancolie assumée

La musique est le fidèle compagnon d’Hugo, peu importe les temps et les lieux. Durant l’été, il donne des cours de musique dans un collège aux Pays de Galles. Le reste de l’année, il intervient dans une association en tant qu’animateur auprès d’enfants âgés de trois à douze ans. “Ce qui m’engage, c’est la notion éducative de ces moments partagés et les choses que l’on s’apporte mutuellement”, confie-t-il. “Cela me permet aussi de sortir la tête de la musique et de souffler un peu”. En effet, on cerne dans Wugo une sensibilité à fleur de peau capable de tout emporter. À l’intérieur, ça bouillonne. De quoi faire naître des envies de départ sans retour pour certains. Mais pour Wugo, ces instants constituent une source infinie d’inspiration.

Dans Grace, le single qu’il a partagé le 20 décembre 2019 sur YouTube, on réussit à capter une trame mélancolique révélant un soulagement. Celui de pouvoir assumer pleinement cette même sensibilité au-delà des genres. “On peut enfin avouer être un homme sensible, à qui il arrive de pleurer”, explique-t-il. “Je crois avoir besoin d’être ému quand j’écoute une musique. D’entendre une certaine couleur au niveau des accords. Le propos doit être plus important quand un titre est mélancolique. Dans cette approche, l’artiste est peut-être plus vulnérable donc plus touchant. Des fois, les deux ne sont pas forcément liés. On compose un peu au gré de nos émotions. C’est ma conception de la musique.”

La sélec' de Wugo

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PHOENIX

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THE DO

Despair, Hangover & Ecstasy

Au compte-gouttes, une étape après l’autre

Si son titre Grace concrétise une représentation exaltée de la femme à la façon d’un symbole traversant les années, nul doute que Wugo matérialisera prochainement d’autres quêtes intérieures avec la même humilité. Son ambition ? “Sortir des singles en fonction de mes envies. J’aime l’idée de casser les codes en tenant un semblant de planning”. Avant d’ajouter : “Je ne suis pas de ceux qui se mettent une pression monumentale pour effleurer de vaines gloires.” En l’occurrence, Wugo préfère effleurer cette idée de l’idylle qui ne connaîtrait jamais de fin.

En bonne place dans le Top 100 du Ricard Live Music 2020, il compte bien poursuivre dans cette voie. “Le Ricard Live Music est l’opportunité de toucher plus de gens avec ma musique. De plus, il s’agit d’un accompagnement plus professionnalisant. Il m’offre une certaine visibilité dans le milieu musical français, bien que je rêve d’ailleurs”. Le 13 mars prochain, Wugo se produira au Pax à Saint-Étienne à l’occasion du Festival Seul en Scène. “J’y jouerai plusieurs titres inédits durant une bonne demi-heure.” Sa participation au Festival Changez d’Air à Francheville a également été confirmée.

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