anna of the north lovers

C’est son père qui lui offrit sa première guitare à 18 ans. Pourtant, ce sont des études en design qu’elle décida plus tard d’entreprendre. Remarquée en 2014 grâce à son premier single Sway ayant fait le tour du web, Anna Lotterud aka Anna of the North sort aujourd’hui son tout premier album : Lovers. La petite fille sans problème de Gjøvik en Norvège se frotte au monde qui l’entoure et ose désormais oser.

« J’ai eu une enfance saine et agréable. J’ai vraiment eu de la chance dans tout ce que j’entreprenais. Ma famille est géniale. C’est sans doute pour ces raisons que je n’ai jamais véritablement osé. Les choses peuvent parfois être trop faciles lorsque tu n’as pas besoin de prendre de risques y compris pour toi-même. Pourtant, on a tous besoin de se challenger, d’essayer des choses. Tu ne peux pas être en permanence dans ta zone de confort, sous peine de ne jamais grandir en tant que personne ».

À seulement 28 ans, Anna of the North démontre une maturité posée axée sur des expériences passées ces dernières années entre Oslo et Melbourne. L’Australie, ou le pays de sa rencontre avec Brady Daniell-Smith, celui qui deviendrait quelques temps plus tard le compositeur de ses chansons.

Top départ d’une réalité

Juin 2014 : Anna of the North crée le buzz sur le web avec son premier single Sway, remixé seulement trois mois plus tard par le duo américain The Chainsmokers formé par les DJs Andrew Taggart et Alex Pall.

Dans l’escarcelle d’Anna of the North cohabitent déjà des mondes empruntant à l’électro-pop ses aspects les plus aériens, ouatés et spirituels. La Norvégienne poursuit le développement de cette perspective émotionnelle dès 2016 avec ces singles inédits The Dreamer, Us et Baby : on retrouve d’ailleurs ce titre dans son premier album studio, Lovers, sorti aujourd’hui.

Apprentie « Loveuse »

Dans l’une de ses récentes interviews, Anna of the North explique : « On ne doit pas forcer les choses pour certaines chansons : elles existent lorsqu’elles le décident. Lovers devait au départ sortir au mois de juin dans la perspective des festivals auxquels je participais. Mais tu ne peux pas forcer la créativité. Même si la situation était vraiment délirante, c’est ainsi que tu apprends ».

Pour l’heure, les enseignements tirés de cette première expérience de création et de réalisation d’un album ont porté leurs fruits : dans Lovers, Anna of the North embarque sans forcer le trait. La voix porte une identité colorée des états naturels et urbains dans lesquels l’artiste évolua durant sa vie. Quant aux textes, si Anna of the North présente Lovers comme un hommage à ses fans et à tous ceux qui aiment partager amour et musique, on ne peut s’empêcher de lire entre les lignes.

To love her imperfections

Dans Lovers, Anna of the North déploie des trésors d’ingéniosité pour contourner ses véritables observations voire préoccupations. À l’instar de son titre Someone dans lequel elle évoque sa quête d’une personne qui la comprenne plus qu’elle ne l’aime.

La nécessité du voyage est également au cœur de ses compositions, comme elle le fut juste avant son départ pour Melbourne. Elle décrit ainsi à sa manière « cette chose qui lui manquait à Oslo alors que tout semblait parfait ». Partir, loin, pour être plus proche de soi et se sentir protégé par ce qui nous anime vraiment : All I want en dernière plage va dans ce sens.

Et si vous faisiez un bout de chemin avec Anna of the North prochainement ? Rendez-vous le 20 octobre prochain au Pop Up ! à Paris pour son unique concert français. Plus d’infos et réservations sur sa page Facebook officielle.

 



Crédits photos : Jonathan Vivaas Kise