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Laure et Olivier Slabiak forment Blaubird, un duo trip-hop lyrique porté par des courants mêlant poésie défaite et sensibilité incarnée. Après la sortie début juin du single Cradle Song, Blaubird revient vendredi 21 septembre avec son tout premier album : Rising, la fin de la tristesse.

Laure Slabiak s’émerveille. Elle survole puis se pose, avant de réaliser que les espaces infinis du ciel sont les seuls territoires de ses rêves, depuis toujours. Diplômée d’une école de commerce puis installée confortablement dans la rédaction d’une agence de communication, elle décide finalement de s’offrir au chant lyrique, à la composition et à l’écriture.

Les réminiscences d’une certaine époque se précisent. Un grand-père, ténor amateur, communiant à nouveau avec sa voix d’alto. Une émotion schubertienne qui en embrasse une autre de Depeche Mode. Une intériorité au tempérament de feu, qui refuse de se laisser enfermer.

La plume de Laure Slabiak se libère. Elle est aidée de son partenaire Olivier Slabiak, violoniste-guitariste et cofondateur du groupe de musique yiddish et tzigane Les Yeux Noirs. Blue Bird voit le jour. L’oiseau bleu leur confie son nom. Désormais, Blaubird est là, bien en vie. Et après la réussite début juin de sa campagne de crowdfunding, le duo amorce sa descente. Atterrissage prévu ce vendredi avec la sortie de Rising, le fin de la tristesse, son tout premier album.

Blaubird : le début d’un sourire

Le lien entre Laure et Olivier Slabiak est ancien. Il va au-delà de leurs précédentes collaborations, notamment pour le projet L&O axé sur les textes de leur amie Angela Portella, et pour le spectacle musical Paris New York Odessa, évoquant la migration de la musique yiddish d’Europe de l’Est vers les États-Unis au début du XXe siècle.

Ce lien est intemporel. Il fait de Blaubird un ensemble dans lequel les harmonies vocales et instrumentales n’ont d’égal que l’esprit révélé par les mots. Français, anglais, yiddish : le choix de la langue dépasse le parti pris pour initier une danse entre Blaubird et l’auditeur. Quand l’un se donne tout entier, le second nécessite un élan. Quant au dernier, il participe au mystère et invite à la découverte d’une profonde humilité.

Rappelant étrangement celle de la divine Keren Ann, la voix de Laure Slabiak défie L’absence et conjure le sort. Elle encourage à esquisser un sourire à cet enfant, Dans ce jardin d’un amour éternel. Demain dès l’aube, je te retrouverai. À voix de velours, je te dirai ces mots d’or qui parlent de ton regard, de tes larmes. De ton cœur et du souffle que tu eus court, un jour.

 


Crédits photos : Lars Botten