clelia vega slanting horizon

La Mancelle vogue sur une balancelle dont elle hissera à nouveau la toile le 7 septembre en sortant son nouvel EP intitulé Slanting Horizon. Que la ligne bleue au loin soit à l’horizontal ou penchée, la destination est belle, cela ne fait aucun doute pour Clelia Vega.

Une douceur inspirée : c’est ce que sait évoquer la musique de Clelia Vega depuis ses premiers titres parus sur son opus entièrement autoproduit de 2007. Onze ans, rendez-vous compte ! Le temps passe et les élans subsistent, toujours tenus, tendus, comme la corde de cette voile nourrie par les vents contraires du monde.

Silent Revolution, son premier album sorti en 2010, avait épinglé certaines promesses aux murs des mémoires et d’autres espérances. La route a continué à se dérouler, avec quelques escales au creux d’autres univers auxquels Clelia Vega confia sa voix, l’espace d’un temps, à l’instar de Cyesm, Powell et The Shougashack.

Un nouveau flux

Slanting Horizon offre une place de choix à ces moments de vagabondages mentaux, spirituels. L’album s’inscrit dans la continuité de l’œuvre d’Aldous Harding, de Mina Tindle, d’Alessi’s Ark. Sensible, rêveuse, mélancolique, Clelia Vega slalome entre les constellations aux confins des ténèbres, pour rapporter dans son char cet éclat qui fait chaud au cœur.

10 000 Days, single phare de ce nouvel EP, dévoile les étendues sauvages d’une contrée restée inconnue pendant des siècles. Silencio : la lune vient de tomber dans la mer. Les voix accompagnent sa chute vertigineuse. Dans ce Waterbed où la fin d’une vie danse avec celle des jours, il y a de quoi perdre le Nord. Mais jamais, Ô grand jamais, cet horizon qui nous ramène à lui, à nous, à eux, qu’il chancelle ou qu’il épouse les contours de sa belle.