DAN MANGAN

Lundi prochain sortira dans les bacs le quatrième opus de Dan Mangan, Club Meds. Une fois n’est pas coutume, l’électron libre canadien vous fera pousser des ailes, grâce entre autres aux ions positifs harmonisés par le collectif Blacksmith.

Le jeune puceau de Vancouver a fait du chemin et a pris de la bouteille. Sans doute le fait de devenir père y est pour quelque chose. Quoiqu’il en soit, c’est un Dan Mangan rugueux et pensif que l’on retrouve après deux ans qui parurent durer une éternité pour ses fans, agités tout comme lui par l’entrave nébuleuse pesant sur la société des hommes.

On se souvient de ses débuts officieux avec la distribution de son tout premier EP en 2003 alors qu’il était âgé de seulement vingt ans. Cinq cents copies de All at once avaient alors été écoulées, avec comme effet collatéral la reconnaissance de ses pairs qui, dans l’ombre, avait apporté leur modeste et bénévole contribution musicale pour la réalisation de son tout premier album, Postcards and Daydreaming.

Mais c’est six ans plus tard que Dan connaîtra son ascension fulgurante avec la sortie de son second album Nice, nice, very nice, élu meilleur album ITunes de l’année, et lui-même élu artiste de l’année aux Verge Music Awards.

Dès lors, il enchaîne les scènes en solo, puis avec d’autres musiciens originaires eux aussi de Vancouver, notamment le batteur Kenton Loewen, le guitariste Gordon Grdina et le bassiste John Walsh. Le trio constitue les Blacksmith, le rempart sonore et vocal de l’univers de Dan sur Club Meds. Un émulateur d’impulsivité primitive, aussi.

En effet, ne vous attendez pas à la voix prépubère et si élégamment chancelante qui fit le succès du Journal of  a narcoleptic. Oubliez la tonalité pop-folk affichée dans Robots ou Road regrets. Voyez même bien plus loin que le grain Frusciantesque de Rows of Houses.

Avec Club Meds, Dan Mangan nous prend aux tripes, et son organe fait résonner bien plus intensément les accords de Gordon dans une perspective d’alerte, d’urgence, d’éveil vers ce que nous sommes vraiment, au fond.

Il semblerait que « l’engourdissement de soi permette à ceux qui souhaitent se rassurer en sachant que d’autres souffrent tout comme eux de prendre le contrôle de votre réalité ». Aussi, un seul conseil pour reprendre la barre de votre navire : pré-commander Cleb Meds sans plus attendre.


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