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La semaine prochaine, le groupe Daughter se revendiquant londonien nous revient avec un second album intitulé Not to Disappear. L’occasion pour Elena d’appuyer un peu plus l’identité de son trio dédié à une musique spirituelle accablant une fois de plus le désespoir de tous les noms de l’être visionnaire qu’il symbolise.

L’histoire de la musique est avant tout celle de rencontres qui se font sans hasard. Car sans verser dans le déterminisme à outrance, on peine à croire aux croisements de ces chemins, que rien ne prédestinaient à s’entremêler, par le simple fait de la coïncidence.

La destinée : voilà ce qui pendait au nez de l’Anglaise Elena Tonra au moment où sa plume chavira pour les doigts et les cœurs du Suisse Igor Haefeli et du Français Remi Aguilella.

Fruit d’une reconnaissance mutuelle ayant eu lieu en cours de musicologie à Londres, l’harmonie Daughter sévit aujourd’hui de son grondement sourd et mélodieux pour rappeler à ceux qui ne veulent pas l’entendre que la perspective d’avenir a encore aujourd’hui toutes ses chances.

If you leave, titre de leur premier opus sorti il y a deux ans, était annonciateur de la suite des évènements et de la cohérence d’écriture et de composition du groupe. Parce que si tu pars, ce n’est pas pour disparaître, mais bel et bien pour métamorphoser ton départ en fumée en une présence toujours plus affirmée.

Voici le premier message que l’on peut retenir de Not to Disappear, qui sera disponible dès le 15 janvier dans les bacs et en téléchargement.

Quant au second message ainsi qu’à tous les autres sous-jacents, peu importe où ils nous embarqueront. Car la magie Daughter opère sans discernement, sa bonté est aveugle et sait changer tous ceux qu’elle touche en or.

À l’instar du premier single de ce second album, diffusé depuis septembre sur le web : Doing the Right Thing. Si la quête du « toujours plus » peut en crever plus d’un avant l’heure, les paroles du morceau auront de quoi raviver celle d’un essentiel qui nous échappe par la simplicité et l’ouverture qu’il impose. Le millefeuille sonore hurlant sa colère en nous voyant passer à côté est la prémisse de notre perdition choisie par défaut. Autant suivre la voix d’Elena dans ce cas plutôt que de céder au fatalisme acharné de notre propre conscience.

Numbers, second single posté en novembre, est quant à lui implacable et froid. Il déverse son intransigeance rythmique au fil du temps qui passe puis qui s’arrête net. On nage en pleine maîtrise de soi avec en filigrane cette émotion qui s’annonce et que l’on ignore avec allégresse. Jusqu’à cette sensation pas si méconnue de cette flèche qui nous transperce pour nous laisser divaguer quelques microsecondes encore sur le battement de cils que fut notre existence. Avant la fin. Avant le début de tout.

Celui de Daughter sera un peu plus le nôtre dès la semaine prochaine. On a hâte d’y être.



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