Great Lake Swimmers

Voilà trois ans que les fans de Great Lake Swimmers attendaient le retour de leur son folk et rock : les voilà servis avec ce nouvel album intitulé A Forest of Arms qui sortira mardi prochain en France. Balade au grand air et introspection naturelle garanties.

Depuis 2003 et leur premier opus éponyme, les Canadiens de Great Lake Swimmers savent instaurer un climat de confiance propice à l’abandon de soi et à la réflexion. À en juger par les compositions de A Forest of Arms, le groupe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, à moins que…

Introduit par le titre Something like a Storm, l’album dévoile en effet la volonté de Tony Dekker et ses comparses d’extérioriser complètement cette attente qui fut la leur et celle de leur public, chaque note marquant le pas d’une troupe débarquant de nulle part pour s’accaparer les lieux et les temps immémoriaux au-delà de sa fuite.

Sur les cordes d’un violon en équilibre résonnant avec celles de The Corrs, notamment dans le morceau Shaking all over, le parti pris de Tony Dekker deux ans après la parution de son album solo cible le cœur, pour le bercer sans une larme dans Don’t leave me hanging, un des singles phares de ce sixième album.

Il faut dire que Miranda Mulholland se fait bien plus entendre avec son instrument qu’avec sa voix, à moins que celle-ci n’ait fini par se grimer en cette seconde épaule connectée à ses cordes vocales. Les accélérations de violon se font plus belles encore dans One more charge at the red cape, sorte d’hommage à une pop anglaise qui, étrangement, ne l’a jamais autant été.

Bref, la trame musicale et rédactionnelle de A Forest of Arms, qui pourra sembler à certains un peu abstraite au départ, conte cette petite histoire personnifiée qui saura trouver cette main cachée derrière vous, pour la prendre et vous tirer d’un quotidien harassant au profit d’une nouvelle perspective sereine.

En quarantaine, loin du brouhaha des couloirs du métro, des embouteillages et des rumeurs des foules, une bulle tout confort se dessine dans votre petit jardin aérien. Nul doute que la voix de Tony et la gratte d’Erik Arnesen, rappelant à votre bon souvenir l’univers d’un John Frusciante tout aussi étonnamment introduit pour assurer le finish de l’album, arriveront à capter votre attention, à la prolonger une fois la chanson terminée.

Un clin d’œil signant un sourire dans votre esprit et sur votre visage, pour vous convaincre une fois pour toutes que vous étiez attendus.


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