josin in the blank space

La jeune auteure, compositrice et interprète allemande Josin revient vendredi 25 janvier avec son premier album studio In the Blank Space, deux ans après son EP Epilogue. À commencer ainsi par la fin de l’histoire, elle livre les secrets d’un avenir qui pourrait toujours être plus beau.

Sa voix est une complainte, inspirée par celle de Thom Yorke et de Jónsi. Son élan, celui d’une femme interprétant les égarements de l’homme. Après de premières errances en école de médecine, Josin embrasse intensément sa carrière artistique en 2016. Elle scande mélodieusement son regard sur le monde, à travers des compositions qui étreignent l’auditeur dès les premières notes.

Fille d’une mère coréenne et d’un père allemand, Josin est née dans la patrie d’une eau parfumée connue dans le monde entier. À l’ombre de la majestueuse cathédrale St-Pierre de Cologne, elle déambule très tôt dans les rues d’une intériorité particulière. Elle baigne depuis sa plus tendre enfance dans les chants lyriques de ces deux parents. De ses pores transpire une sensibilité insondable.

C’est ce que l’on put déjà éprouver à l’écoute de son tout premier single Oceans Wait paru en novembre 2016. L’émotion demeura tenace depuis, notamment dans Epilogue, un EP synonyme de révélation, “d’animalisation” et d’évaporation. Josin, ou la musique de sens renversés. Ou l’envie de l’autre malgré la perception de tout ce qu’il ne sera plus.

Josin : si demain était déjà hier

Vendredi paraîtra le premier album de Jonsi, In the Blank Space, reprenant certains de ses précédents titres à l’instar de Feral Thing. Mais ce nouvel opus est surtout l’occasion pour l’artiste allemande de transformer ses anticipations permanentes en une véritable odyssée. Sur les eaux d’un vide plus mouvementées que jamais, Josin mène sa barque à bon port.

L’équilibre est constant, la constance, ses vents contraires. Les premiers mouvements du titre album jalonnent une chute à plusieurs kilomètres de profondeur. Dans les entrailles d’une terre devenue un nouveau ciel, Once apart, l’apesanteur soulage les plaies de toute nature. L’âme se laisse guider vers cette hypothèse qui pourrait, pourtant, devenir réalité.

Josin la décrit en troisième plage dans Burning (for a New Start), mêlant à l’échange provoquant qu’elle y initie avec elle-même, la fin d’un monde avec nous, sa renaissance, sans nous. “Une situation extrême d’autodestruction consciente’ comme l’explique Josin, tout en espérant l’opposé. Des inversions trompeuses qui répondent à des contradictions prometteuses. Somptueuses.

Josin se produira le 4 mars 2019 au Pop-Up du Label à Paris.

 


Josin : Site officiel