kyrie kristmanson mon heroine

La Canadienne Kyrie Kristmanson revient demain avec un nouvel EP intitulé Mon Héroïne. L’enchantement opère, une fois n’est pas coutume. Elle se produira le 13 mars au Café de la Danse pour le dévoiler en live.

Kyrie Kristmanson nous vient d’Ottawa. Ses talents de musicienne experte furent révélés pour la première fois en 2006 alors qu’elle n’avait que quinze ans. C’était au Winnipeg Folk Festival. Elle y remporte le prix de la meilleure jeune interprète. La même année, elle sort son tout premier album The Kyrie K Groove, puis son second deux ans plus tard : Pagan Love.

Depuis, Kyrie Kristmanson a traversé l’Atlantique. Arrivée en France, elle tourne avec Emily Loizeau. Elle lance son troisième opus Origin of Stars en 2010 à Paris, à l’église Saint-Eustache. Puis elle s’entiche de la musique et de la poésie des troubadours, qu’elle étudie pendant un an à l’Université Lumière à Lyon. Là-bas, elle y fait la rencontre du luthier Jasper Senderowitz. Il lui confectionne son instrument, accompagnant depuis sa voix cristalline.

Mon Héroïne, mon petit héros

Le monde de Kyrie Kristmanson dévoile la quintessence du frisson. Dans l’ombre de cette Modern Ruin, paru il y a quatre ans, les scintillements de Mon Héroïne, son nouvel EP qui sortira le 15 février, ressuscitent d’autres âmes. Le Songe d’un ange transcrit ainsi celui d’une ancienne connaissance de Kyrie Kristmanson. Elle prend le visage d’un petit garçon rencontré à Paris à la fin de son concert. Et habite la voix de Brendan Perry du groupe britannico-australien Dead Can Dance.

La voix de Kyrie Kristmanson tutoie merveilleusement celle d’Ana Torroja. Ces élans sont björkesques. Dans The Garden of Mrs. Wolf, ils rappellent aussi les rythmes développés par Claire Diterzi dans son album Tableau de chasse paru en 2008. Des connivences qui traversent le temps donc. Elles transcenderont à nouveau l’espace le 13 mars prochain au Café de la Danse à Paris. Elles y disperseront cette poussière heureuse de l’éternité dont Kyrie Kristmanson a su percer le secret.

 


Crédits photos : Simon Cecere