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Après Viene de mi en 2013, Mariana Yegros alias La Yegros nous revient ce vendredi avec un deuxième album intitulé Magnetismo. Au-delà de cette envie insoutenable de danser qui s’emparera de vous dès les premières notes, ce nouvel opus sera aussi l’occasion de découvrir un genre double renfermant un trésor de sens et d’histoires.

On n’a pas trop envie de se poser des questions inutiles en écoutant La Yegros. On a juste envie de se laisser porter. Pourtant, l’artiste argentine ayant côtoyé le monde incarne également celui d’hier et les traditions de cultures, d’époques et de peuples constituant la trame de son propre parcours.

Ce que donne La Yegros sur scène et dans ses chansons, c’est avant tout une humanité. Celle transpirant du chamané et de la cumbia dont elle est devenue l’égérie, la figure de proue avant-gardiste réussissant à marier l’accordéon, les maracas et les bongos avec les sons électroniques d’aujourd’hui, dans un respect des anciens à l’origine de la création métissée de chants et de danses parlant d’amour, d’espoir et de mort.

On est loin des veillées funèbres rythmées par les tambours des esclaves d’Amérique du Sud, l’essence de la cumbia. Pourtant dans cet objectif de faire danser les gens du premier au dernier morceau de chacun de ses albums, La Yegros conte à sa manière une histoire dépassant la sienne ainsi que le simple hommage. Elle vit et fait vivre à son auditeur ce voyage à travers le temps et l’espace en s’accaparant tous les aspects instrumentaux, vocaux, et émotionnels de son art.

De la Hongrie aux États-Unis, en passant par la France qui la fit maîtresse de ses origines plurielles – le label Warner/Parlophone fut en effet celui qui signa son premier album Viene de mi il y a trois ans – La Yegros diffuse une humeur enjouée permanente et garde un regard simple sans équivoque sur les péripéties civilisationnelles.

Aussi, après nous avoir offert son panorama intérieur en 2013, elle cherche désormais à nous attirer dans l’antre de ses soupirs : Magnetismo, ou comment générer l’attraction au lieu de la suggérer simplement.

Au tempo enivrant de Chicha Roja vantant les mérites d’une liqueur venue des Andes connue pour ôter toutes les inhibitions répond la sérénité bras dessus, bras dessous du titre Hoy, étouffant la chaleur de la journée dans un cocon bercé par la fraîcheur nocturne dans lequel on ne peut que se laisser aller. Jusqu’au lendemain et au nouveau bonjour d’un soleil brûlant qui chauffe les pieds des danseurs sur la mélodie insidieuse du morceau Arde.

Préparez vos pas et retrouvez un peu d’été en ces rudes moments hivernaux : La Yegros sera en tournée dans toute la France dès le 17 mars prochain. Première étape à Montpellier, et un passage le 1er avril à la Gaité lyrique de Paris.



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