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Après un premier EP paru en 2017 explorant la Nébuleuse des charmes d’antan, Anthony Herbin et ses acolytes de LuneApache se sont repointés le 29 mars avec un premier album intitulé Onironautes. À l’occasion de la sortie de la version physique de ce petit bijou le 12 avril, Skriber a composté son billet pour prendre place à son tour à bord de cet étrange vaisseau. En route !

On aime les gens qui prennent position. On aime encore plus ceux qui le font en tendant constamment vers le mieux. Rien ne sert de craindre, d’imiter ou de stigmatiser : soyez simplement la meilleure version de vous-même. Voilà, en quelque sorte, l’enseignement que l’on pourrait tirer du premier album de LuneApache, un projet musical initié par le toulonnais aujourd’hui trentenaire Anthony Herbin.

Onironautes : mais quel intriguant secret se dissimule derrière cette combinaison sémantique, alliant la perspective du songe permanent à l’explorateur bibendum habillé par la NASA de la tête aux pieds ? Pour trouver un début de réponse à cette question, appuyez sur Play. Puis laissez-vous ensorceler par l’arôme sonore distillé avec passion par LuneApache. Un mélange subtil de rock extatique et de shoegaze constellant le parterre bleu de la nuit pour révéler un chemin dérobé.

À travers les persiennes

Alors, “un long parcours vers une autre conscience” commença. Les étoiles n’avaient jamais été aussi proches, à deux doigts de s’en piquer un. Des aventures en classe All Inclusive alliant le confort d’un sofa en peau de soie et la liberté d’un verbe français constituant à lui-seul un moteur à réaction increvable. La pesanteur allait et venait comme bon lui chantait. C’était le pied, c’était une autre dimension. Le tout sans être obligé d’être sous l’emprise de substances illicites.

“De voir ma vie toute entière surexposée de lumière”, j’aurais presque envie de m’y lover encore et encore dans cette poussière interstellaire. En fait, c’est bel et bien ce qu’il convient de faire dans ce genre de situation. Partir, découvrir, faire escale entre Neptune et Pluton, avant de disparaître en quelques nanosecondes dans le monde enchanté de l’espace déjà connu de LuneApache.

Prochain retour sur Terre prévu le 13 avril dès 19h au Metronum toulousain, le temps de quelques refrains dédiés à Étienne Daho, jamais très loin de LuneApache depuis ses tous premiers décollages.