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Emmenés par Alexandre Costa, les Clermontois de Niandra Lades reviennent jeudi 16 avril avec un nouvel album intitulé You Drive my Mind. Ou quand la revisite du bon vieux rock des années 90 a un goût de revanche.

C’est dans les vieux pots des coups du sort devenant ironies qu’on fait les meilleures histoires. Et parfois, les meilleures musiques. La preuve avec la story d’Alexandre Costa, qui n’était pas du tout, mais alors, pas du tout fait pour ça, selon les dires de son propre père. Qui est-il ? En cherchant un peu, on découvre que ce guitariste tombé raide dingue du rock en écoutant Nirvana a dompté l’instrument dans sa chambre. Avant de se produire sur scène au lycée et de se prendre la gamelle de sa vie. Il avait dû remplacer le chanteur au pied levé. La voix était sortie, mais ce n’était pas encore la sienne. Pas celle de Niandra Lades.

Une fois la quête mimétique avec Cobain passée, Alexandre Costa a tout mis en œuvre pour faire mentir son père. Résultat : il lance son projet en 2008. Au départ, il s’agit d’une approche en solo. Mais les démons du stress sont tenaces. Et pour ne pas succomber sur les planches de sa nouvelle scène, Alexandre invite ses potes à le rejoindre. Cette expérience confirme ses choix : ce sera la musique ou rien. Un premier album éponyme sort en avril 2012. Puis un second, Night Funeral, six ans plus tard et avec un autre casting. En parallèle, le groupe se produit en France, en Suisse, au Royaume-Uni. Histoire de faire parler autrement de lui.

Niandra Lades : hommage otage

Sans chercher à comprendre ni à googler son nom de scène, on comprend instantanément le monde dans lequel baigna Alexandre Costa durant son adolescence. Pour les non-initiés, Niandra LaDes and Usually Just a T-shirt est le premier album solo de John Frusciante, le guitariste des Red Hot (Chili Peppers). Et là, on se dit qu’avec une telle référence affichée, on va en avoir pour notre argent comme on dit. Dans le mille : le nouvel album de Niandra Lades, You Drive my Mind, c’est cette accélération foudroyante de la DeLorean de Marty avant de retourner vers le futur.

On se revoit dans sa propre chambre d’ado avec les disques des influences précitées. Mais aussi ceux des “Smash“, des Cranberries, d’Offspring, de Radiohead… On se souvient de ces riffs bien lourds qui étreignent, Untitled. Et ce, donc, même s’ils ne portent aucun nom. Que veux-tu ? Que vois-tu ? Oui, toi au fond qui ne dit rien depuis tout à l’heure ? Les Wrong Way Men nous rappellent même certaines intros de cette folle de PJ Harvey ! On frissonne et on se ressent marcher dans les rues de Londres avec cet air un brin hautain. Et sans dérogation of course. Comme quoi, les démons du stress et/ou du passé font bien les choses. Ils investissent les esprits, The Witches et les âmes esseulées. It’s Time : à l’instar des volcans, quand un défieur s’éteint, un autre s’éveille.

 


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