tom fleming one true pairing

L’ex bassiste du groupe de rock indé Wild Beasts, Tom Fleming, fait son grand come-back la semaine prochaine. En effet, vendredi 20 septembre sortira le premier album de son projet solo One True Pairing. En parallèle, il se produira sur la scène des Étoiles à Paris le 28 octobre prochain.

Certes, il chantait. Mais toujours dans l’ombre de Hayden Thorpe. Une époque qui semble révolue pour Tom Fleming. Le bassiste de Wild Beasts avait remplacé au pied levé Gaz Bullock en septembre 2005. Il revient avec son projet musical rien qu’à lui : One True Pairing. Par la même occasion, il donne également son nom à son premier album qui paraîtra le 20 septembre chez Domino. Une belle revanche qui témoigne du désir ardent du Britannique de rebondir après l’annonce de la séparation de Wild Beasts il y a tout juste deux ans.

Compositeur et multiinstrumentiste, Tom Fleming est également un songwriter hors-pair à la plume bien pendue. Ainsi, One True Pairing lui donne l’opportunité d’inscrire ses morceaux dans la continuité des thèmes développés par son ancien band. Il dénote et s’éloigne des attentes strictement artistiques que son manager aurait pu encourager. Dans ce premier opus en solo, il ose un “néo heartland rock” selon ses propres termes. Une ode à la consternation et à la révolte.

One True Pairing : tel est pris qui croyait prendre

Trois singles ont déjà été partagés sur les réseaux. Quand le titre album One True Pairing repositionne le concept du conte de fées, le titre I’m Not Afraid affirme une volonté. Celle de s’extirper d’une crainte constante puis de vivre selon les critères de sa propre détermination. Quant à Dawn at The Factory, les sonorités minimalistes et métalliques confèrent à la chanson une froideur toute choisie. Elle évoque tour à tour l’aliénation, le sursaut, la force de s’en sortir par le haut.

Lutte des classes, désespoir qui ne saurait être un éternel recommencement… Il y a dans le projet One True Pairing ces échos à la new wave britannique. On pense instinctivement à Depeche Mode. En parallèle, l’électro conserve des notes rock qui ne sont pas sans rappeler certains élans de Wild Beasts. Au four et au moulin, Tom Fleming a écrit, composé et enregistré seul toutes les lignes vocales et instrumentales de son album. C’est un certain Ben Hillier qui s’est ensuite chargé du mixage et de la production. Only God Can Judge Me : en dernière plage, Tom Fleming s’en remet à la toute puissance d’une spiritualité sans limite. Nul doute qu’elle réussira à lui montrer le droit chemin. Tout autant qu’à son public. Il part justement à sa conquête dès le 23 septembre pour une série de concerts européens qui le mèneront notamment à Paris le 28 octobre.

 


One True Pairing : Facebook | Crédits photos : Jenna Foxton