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Elle fit ses débuts avec le trio The Tinun’s qu’elle fonda au collège avec deux de ces copines. Depuis, Juliette Richards n’a eu de cesse d’axer sa vie autour de la musique. Son nouveau projet solo se nomme White Velvet. Elle sortira vendredi 13 septembre son premier EP Adulthood.

Entre l’Angleterre et Paris, il y a Le Havre. Et cette éternelle gamine, Juliette Richards, connue aujourd’hui sous le nom de White Velvet. Comme beaucoup, elle commença à faire ses premiers pas musicaux au Conservatoire. Son instrument fétiche de l’époque : le saxophone. Mais très vite, elle ose se détourner des voix traditionnelles pour se consacrer à la sienne. Il faut dire qu’elle en a sous le pied. Cela tombe bien : dès lors, Juliette Richards fait de ses cordes vocales l’instrument de toute son expression intérieure.

Elle navigue quelques temps dans les doutes d’un avenir qu’elle sait dédié à la musique. Au fil des rencontres, elle intègre en parallèle d’autres projets musicaux à l’instar de Golden Gloss and The Cannon et de 13th Procession. Sa licence d’anglais la mène au Royaume-Uni. Son retour en France, à Paris. Dans ses poches, quelques cents qui ne suffisent plus à boucler les fins de mois. Dans sa tête, la volonté d’imaginer un monde rien qu’à elle. Le Havre lui tend à nouveau les bras et s’entiche de son identité de feu. Voilà que White Velvet pointe déjà le bout de son nez.

White Velvet : détermination invasive dans un écrin de velours

On peine à anticiper la voix sulfureuse de Juliette Richards derrière ce minois si juvénile. Pourtant, la jeune Havraise de 26 ans incarne ses chansons avec un aplomb à toute épreuve. Par conséquent, on se laisse volontiers embarquer. On la follow dans ce Winter rien qu’à elle. Sur les rives de la crique de Rouen ou sur celles de ses souvenirs tenaces de Liverpool. Là où, finalement, tout bascula. On se donne. Don’t Trust The Tide est son second single paru en mars dernier. On le retrouve dans son premier EP Adulthood. Quitte à ce que la marée nous happe sans sourciller.

Maybe if I Died : ou comment repositionner les choses, bel et bien en vie. La guitare se fait introspective, sombre, pénétrante. De quoi porter une mise en scène vocale sans compromis. Fine : let’s go through this little interlude. Le mélange des genres est légion pour White Velvet. Au-delà du seul désir de rester incasable, il témoigne d’une liberté. De ces petits bonds successifs que l’enfant s’amuse à faire sur les roches qui dépassent d’un torrent. Jusqu’à y plonger et nager jusqu’à la mer pour quelques brasses matinales dans le temps et l’espace. Ainsi, Morning Swim anime les sens tout autant que les projections partagées de son interprète.

 


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