orfilab nano ep

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Si le confinement intégral a durablement impacté un certain nombre de choses, de gens et d’événements, il ne nous empêchera pas de capturer au vol l’écho d’Orfilab. Le duo a sorti le 15 avril dernier son nouvel EP Nano.

Iris et Geoffray forment le duo Orfilab. En novembre 2016, ils sortent leur premier EP V.I.S.I.O. Quatre plages anglophones qui annoncent une perspective électro dédiée à l’inattendu. Et c’est peu dire si l’on considère pleinement leur approche créative matérialisée dans Nano, leur nouvel EP paru le 15 avril 2020 en plein confinement. Du français en veux-tu en voilà, qui corrobore des compositions minimalistes jouant la carte de l’extase et de la portée.

Ça fonctionne, et même très bien. La métaphore sert l’histoire plutôt que de la noyer. Comme un Naufrage dont on sait que tous les passagers en sortiront indemnes. “Ça passera”, l’air étrangement désabusé. Et si la colère disparaît, le temps poursuit sa course folle. À travers les cadences effrénées de ceux qui évoquent le changement sans vouloir le faire venir.

Orfilab : au-dessus de la ville

La seule question que l’on se pose : Orfilab demeurera-t-il un band parisien intra-muros ? Il faut dire que sa créativité vaut le coup d’oreille. Et s’il s’est déjà produit au Gibus Live ainsi qu’à la Boule Noire, le duo pourrait tout à fait trouver sa place dans plusieurs autres programmations en province. À condition, bien sûr, que les concerts et les festivals reprennent. Ce qui ne saurait tarder, espérons-le.

En attendant, rendez-vous en terres méconnues, celles d’un Jardin Aquatique dont la seule sortie vous mène au bord du plongeoir, Au Large d’Amalfi. En Italie ou aux confins de votre plus profonde solitude. “L’eau peut surgir”, elle ne s’en prive pas dans Nano. L’élément bleu est celui de l’intuition, de l’intensité et de l’explosion. Il finit par se confronter à la Terre des songes d’Orfilab baignés d’enjeux. Le doute n’est plus permis et cette nouvelle production indique la route à suivre au duo pour les prochains mois. En attendant la sortie de son premier album, laissons l’esprit s’égarer. Les vagues électro l’emporteront comme elles le feraient avec une bouteille jetée à la mer. Qui reviendra, à n’en point douter. Qui reviendra…

 


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