richard andrews the golden fascination

Skriber avait déjà eu l’occasion de croiser sa route. C’était en 2016 dans le cadre de son projet musical Uniform Motion. Andy Richards revient sous son nouveau nom de scène Richard Andrews. Il sortira demain son premier album solo : The Golden Fascination.

“J’imaginais cet album comme une bouteille jetée à la mer dans les années 90, contenant une cassette de démos.” Qui traverserait les âges donc, pour atterrir dans nos oreilles presque trois décennies plus tard. Andy Richards aka Richard Andrews n’aurait sans doute pas pu trouver formule plus évocatrice pour dévoiler les contours de son nouveau projet solo.

Après plusieurs années passées notamment au cœur du projet Uniform Motion alliant musique, textes incarnés et délires dessinés, le revoici se jetant dans le grand bain d’un inconnu empruntant à nos réalités actuelles les cendres d’une nécessaire étincelle. En musique, une fois de plus. En poésie, posée sur une voix “so delicate”, modelée quant à elle pour étendre, entendre, attendre.

Sign of the Times

Quelques notes au piano comme autant de petits bonds d’une époque à l’autre. Un élan pris pour franchir les ravins de l’oubli. Dans un cadre fantasma-pop, Richard Andrews invite à l’écoute des murmures du monde. Celui qui s’égare, qui extrapole. Quelque chose de meilleur nous attend ailleurs. Entre-temps, l’entre-deux se joue sur les premiers sons d’un Mad World sur le titre album The Golden Fascination.

Et dans ces faux souvenirs introduits à la manière d’une Agnes Obel, les sanglots qui ne nous quittent plus s’en vont à l’horizon. Histoire de nous faire voir la terre par le prisme d’un nouveau ciel. L’un de ceux qui noie le buzz par la pluie. Cet autre, encore, qui éclabousse de sa lumière et de son bleu les moments simples qu’il serait peut-être temps de réapprendre à reconnaître et à aimer.