sarah lancman a contretemps

La divine idylle entre Sarah Lancman et le jazz, sachant aussi swinguer, ne cesse d’émouvoir. L’auteure, compositrice et interprète revient le 19 janvier avec un troisième opus, À Contretemps, qui titille les cordes sensibles. Une merveilleuse symphonie touchante, enivrante, qui fait un bien incommensurable à nos oreilles et à nos cœurs. Qui offre une alternative musicale plus que jamais actuelle et nécessaire.

« J’ai su très tôt, dès le premier concert où mes parents m’ont emmenée, que la musique serait ma raison de vivre. Je m’y sens comme chez moi » : et pour cause, la musique est bel et bien sa maison.

Si de belles plumes ont déjà écrit au sujet de Sarah Lancman pour envelopper sa poésie et son talent de ce voile d’or révélant toute la richesse de son être artistique, la mienne voudrait aujourd’hui témoigner d’une expérience, au-delà du parcours exemplaire et largement mérité de cette élue aux dons innommables tant ils sont purs.

Premier Prix de l’International Jazz Shure Voice Competition au Festival de Montreux en 2012, et diplômée de la Haute École de Musique de Lausanne au piano jazz et au chant jazz en 2013 (après onze années passées au Conservatoire du Centre de Paris classique au piano), Sarah Lancman est d’ores et déjà un trésor à elle seule. Un joyau étincelant le mystère, la tragédie et la beauté.

Et que le destin la porte

Rien ne sert de fouiner, de tenter de distinguer : l’art de Sarah Lancman est une évidence se muant en référence dès les premiers instants d’écoute. Et dans l’humble reconnaissance de l’artiste envers ses pairs, on décèle cette luminosité magnifiant toute son excellence.

Le trompettiste et producteur américain Quincy Jones dira d’elle qu’elle « est sans aucun doute une nouvelle grande voix pour le jazz ». Quant au pianiste italien plusieurs fois primé Giovanni Mirabassi, il évoquera « une chanteuse douée d’un sens incroyable de l’harmonie et du swing ».

Après Dark, un premier album de reprises paru en 2015, puis un second opus écrit et composé à plusieurs mains sorti un an plus tard, Inspiring Love, Sarah Lancman revient le 19 janvier à pas de loup avec À Contretemps, mêlant une prose à la française faisant rimer mélancolie et volupté, et des mots filant à l’anglaise pour revenir nous cueillir au détour d’une pensée.

Contretemps à contre-courant

Co-écrit une fois de plus avec Giovanni Mirabassi, et enregistré en Thaïlande avec la participation exceptionnelle du trompettiste et chanteur japonais Toku, À Contretemps est une ode à la découverte de nouvelles contrées musicales. Un présent inestimable en ce début 2018, dans un paysage musical international plus que jamais standardisé, comme le rappelle justement le biographe de Sarah Lancman sur son site officiel.

Du Choro pour les Amants éternels à la Conjugaison Amoureuse en dernière plage, en passant par tous ces autres mots d’amour tus et combattus, souvent émus, Sarah Lancman redonne aux déclarations éprises toutes leurs lettres de noblesse. Don’t Lose Me tout autant que sa trace. On s’est aimé, parfois Tout Bas. Love Me Just Your Way, et marchez, toujours À Contretemps de l’aliénation, et jamais oh grand jamais contre votre liberté.

Sarah Lancman reprendra la route le 25 janvier pour une tournée qui passera par Paris, Marseille et Schiltigheim, avant de s’envoler pour le Japon. L’occasion pour vos instants d’égarement de retrouver la route d’un beau qui saura vous faire monter les larmes, et vous décrocher ce sourire que vous n’aviez pas eu depuis des lustres.